REAVIE 2017

Gouvernement : un duo de droite à Bercy, une femme médecin à la Santé

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Le gouvernement Macron fait la part belle aux personnalités de la société civile comme Agnès Buzyn, médecin, nommée ministre aux solidarités et à la santé. Les clefs de Bercy sont confiées à deux hommes de droite, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. 

Bruno Le Maire, député de l'Eure ex LR, est nommé ministre de l'Economie et aura sous sa tutelle les banques et assurances.
Bruno Le Maire, député de l'Eure ex LR, est nommé ministre de l'Economie et aura sous sa tutelle les banques et assurances.

Présidentielle, acte II. Après avoir choisi son Premier ministre, le juppéiste Edouard Philippe, Emmanuel Macron a décidé de confier les clefs de Bercy à deux hommes de droite. Bruno Le Maire, député LR de l’Eure, ancien candidat à la primaire de la droite et du centre, avait rallié Emmanuel Macron au lendemain du second tour. Il se voit confier un grand ministère de l’Economie, avec la tutelle de l’industrie, des services, du commerce, de la fiscalité et des finances. Il constitue donc, à ce titre, le ministre de tutelle des banques et des assurances.

Bruno Le Maire cohabitera à Bercy avec un autre élu issu de LR, Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, vice-président du conseil régional des Hauts-de-France. Il est nommé ministre de l’Action et des Comptes Publics et sera en charge du Budget, des Comptes Publics, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction Publique. Il aura notamment, en charge la présentation du projet de loi de Finances (PLF) et la co-responsabilité du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). A l’heure où nous écrivons ces lignes, les décrets d’attribution n’ont pas encore été publiés. La direction générale du Trésor devrait a priori être sous la tutelle de Bruno Le Maire et celle du Budget sous la tutelle de Gérald Darmanin.

Un gouvernement resserré

Fidèle à ses promesses de campagne, Emmanuel Macron a formé un gouvernement resserré, avec 18 ministres, dont trois ministres d’Etat, et 4 secrétaires d’Etat. La parité est strictement respectée avec 11 femmes. Comme il s’y était engagé, le président a fait la part belle aux personnalités de la société civile au nombre de 9. Parmi elles, Agnès Buzyn, médecin, spécialiste de l’hématologie et de la greffe de moelle et ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de Santé. Elle prend la tête du ministère des solidarités et de la santé. Elle devrait avoir sous son autorité la direction des affaires sociales et conduire, avec son collègue du budget, la présentation du PLFSS.

Equipe restreinte oblige, les postes de secrétaires d’Etat au commerce, à l’économie sociale et solidaire (ESS) et à l’aide aux victimes ne sont pas recréés. Un secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées est confié à Sophie Cluzel, fondatrice de plusieurs associations et présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap. Elle n’est plus rattachée au ministère des affaires sociales, mais rattachée directement au Premier Ministre.

Fidèle d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, ex PS, est nommé ministre d’Etat en charge de l’Intérieur. C’est donc de ses services que dépendra la politique de sécurité routière. Ministre d’Etat également, François Bayrou, président du Modem, est nommé à la Justice et devra trancher le sort de la réforme du droit de la responsabilité civile. Une équipe gouvernementale dont le sort reste, toutefois, suspendu à l’issue des élections législatives des 11 et 18 juin.



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