Gouvernement Valls : quatre secrétaires d’Etat pour le monde de l’assurance

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Le gouvernement de Manuel Valls compte 16 ministres et 14 secrétaires d'Etat.
Le gouvernement de Manuel Valls compte 16 ministres et 14 secrétaires d'Etat.

Parmi les 14 secrétaires d’Etat dont la nomination, mercredi 9 avril, a complété le gouvernement de Manuel Valls, quatre seront des interlocuteurs pour le monde de l’assurance. La liste révèle des surprises : la nomination de Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, rattaché au ministre des Finances, Michel Sapin, n’est pas la moindre.

Une surprise pas forcément agréable

Alors qu’on attendait plutôt Valérie Rabault, députée PS, vice-présidente de la commission des finances à l’Assemblée nationale à ce poste, la nomination de Christian Eckert n’est pas forcément une surprise très agréable pour les assureurs. Si sa proposition de loi sur l’assurance vie en déshérence, adoptée en février par les députés, et qui doit bientôt être examinée au Sénat, fait plutôt consensus, certaines de ses idées ont suscité de vives controverses. Le député PS de Meurthe-et-Moselle, rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, avait en effet proposé la création d'un fichier «exhaustif» des contrats d’assurance vie pour faire face aux «contrats en déshérence très nombreux et souvent constitués de petites sommes» ou encore l'abaissement de l’abattement au moment de la succession sur les contrats d’assurance vie de 152 000 € actuellement à 100 000 €.

Marisol Touraine garde la santé...

Autre surprise : l’absence de secrétaire d’Etat à la Santé, alors que plusieurs noms avaient circulé avec insistance ces derniers jours. Il était question d’Aquilino Morelle, conseiller de François Hollande, dont il est très proche, ainsi que Jean-Marie Le Guen, médecin spécialiste de santé publique. Le second, député PS de Paris, hérite finalement du secrétariat d’Etat chargé des relations avec le Parlement. Marisol Touraine, dont l’intitulé du portefeuille, réduit aux «Affaires sociales», avait suscité moult commentaires, conserve donc les questions de santé en direct. Elle pilotera les réformes en cours et le chantier de la stratégie nationale de santé, qui devrait donner lieu à un projet de loi de santé publique d’ici l’été.

... et deux secrétaires d'Etats

Si Marisol Touraine conserve, comme elle le souhaitait, les manettes de la santé, elle voit arriver Laurence Rossignol, secrétaire d'Etat chargé de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, et Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'Exclusion.

Sénatrice socialiste de l'Oise et vice-présidente du conseil régional de Picardie, Laurence Rossignol reprend les fonctions tenues sous le gouvernement Ayrault par Michèle Delaunay, alors ministre déléguée chargée des personnes âgées et de l’autonomie. Elle hérite du projet de loi d'adaptation de la société au vieillissement et de réforme du financement de la dépendance, qu’elle trouvera sur son bureau, car il devait initialement être présenté en Conseil des ministres le mercredi 9 avril.

Députée PS des Pyrénées-Orientales et médecin hospitalier de profession, Ségolène Neuville aura notamment pour mission la mise en œuvre du plan quinquennal contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale lancé en janvier 2013, dont certaines mesures impactent le monde de l’assurance maladie complémentaire, au titre de l’accès aux soins.

L'ESS repêchée

Enfin, contrairement à certaines  craintes, l’économie sociale et solidaire (ESS) ne disparaît pas des intitulés. Ou pas complètement. Alors que Benoît Hamon était ministre délégué à l’ESS dans le gouvernement Ayrault, Valérie Fourneyron est secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Economie sociale et solidaire, rattachée au ministère de l'Economie de Arnaud Montebourg. Mais, en matière d’ESS, une bonne partie du travail est faite : l’ex-ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative de Jean-Marc Ayrault n’aura plus qu’à défendre le projet de loi ESS de Benoit Hamon qui doit être débattu en première lecture à l’Assemblée nationale à fin avril, après son adoption au Sénat en novembre dernier.



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