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Inondations : Manuel Valls crée un fonds de «plusieurs millions d’euros» pour les sinistrés modestes

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A l’issue d’une réunion au ministère de l’Intérieur ce matin aux côtés des représentants de l’assurance, le Premier ministre, Manuel Valls, annonce la création d’un fonds « d’extrême urgence » doté de « plusieurs millions d’euros » pour venir en aide aux sinistrés modestes, sans ressources ou ayant tout perdu. Un fonds qui ne se substituera pas aux indemnisations des assureurs.

Evoquant un bilan de quatre morts, ving-quatre blessés et des milliers de sinistrés, le chef de gouvernement a annoncé la création d’un « fonds d’extrême urgence  de plusieurs millions d’euros pour les personnes en difficultés extrêmes ».
Evoquant un bilan de quatre morts, ving-quatre blessés et des milliers de sinistrés, le chef de gouvernement a annoncé la création d’un « fonds d’extrême urgence de plusieurs millions d’euros pour les personnes en difficultés extrêmes ».

Alors que la décrue s’amorce dans la plupart des départements exposés aux inondations, le Premier ministre, Manuels Valls, a réuni ce lundi matin au ministère de l’Intérieur, les ministres concernés ainsi que les assureurs, représentés par Bernard Spitz, président de l’Association française de l’assurance (FFSA-Gema, AFA). Evoquant un bilan de quatre morts, ving-quatre blessés et des milliers de sinistrés, le chef de gouvernement a annoncé la création d’un « fonds d’extrême urgence  de plusieurs millions d’euros pour les personnes en difficultés extrêmes ».

Ce fonds, qui n’a pas vocation à « remplacer les indemnisations qui seront versées par les assureurs », a pour objectif de « répondre à des besoins urgents pour des sinistrés sans ressources ou ayant tout perdu. » Il n’a également « rien à avoir avec le fonds d’aide aux collectivités locales ni même au fonds des calamités agricoles », précise le Premier ministre.

Les assureurs rencontrent Juliette Méadel

A l’issue de la réunion place Beauvau, les assureurs devaient être reçus par la secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel afin de coordonner l’indemnisation des assurés. Interrogé sur France 3 la veille, la secrétaire d’Etat avait souhaité que « les assurances fassent un effort sur les formalités, il faut que les formalités soient allégées ». Et d’ajouter : « Il faudrait ne pas exiger un nombre incroyable de factures (...) L'objectif c'est que ce soit simple, pour que ce soit simple, il faut alléger. On pourrait imaginer même que, dans certains cas, pour les petits dommages, inférieurs par exemple à 2 000 euros, il n'y ait même pas besoin d'une expertise et que la simple présentation d'une facture suffise pour que la victime puisse être indemnisée. »

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs compagnies d’assurances se sont engagées à assouplir leurs procédures d’indemnisation en allongeant notamment les délais de déclarations jusqu’au 30 juin (au lieu de 10 jours à compter de l’état de catastrophe naturelle) ou encore de procéder à des versements d’acomptes auprès des sinistrés. « Les assureurs se mobiliseront pour une prise en charge la  plus rapide possible pour les particuliers. Les processus de déclarations seront simplifiées », a déclaré le Premier ministre.

L’Association française de l’assurance tiendra un bureau mardi matin et décidera, le cas échéant, de mesures à mettre en œuvre au niveau de la profession à l’image des inondations d’octobre dernier en Côte d’Azur.

L’état de catastrophe naturelle reconnu mercredi

Le gouvernement se veut, par ailleurs, « attentif » à  la situation des sinistrés. Manuel Valls a ainsi confirmé que « l’état de catastrophe naturelle sera déclarée dans chacune des communes concernée dès mercredi en conseil des ministres. L’arrêté sera signé le même jour et publié au Journal Officiel le lendemain. »

Quelque 300 communes seraient concernées par l’arrêté, exceptées celles victimes des orages de grêle du week-end du 27 mai, la grêle n’entrant pas dans le périmètre de la garantie catastrophe naturelle.

« Prudence » sur les estimations

Quant à une première estimation du montant des dégâts, le Premier ministre a déclaré qu’à ce stade, « il fallait être très prudent sur les chiffres avancés » même s’il semble certain que les inondations coûteront « plusieurs centaines de millions d’euros. » De son côté, Juliette Méadel a expliqué qu'il était « un peu tôt pour évaluer les dégâts », mais qu'il s'agira « probablement d'un chiffre bien supérieur ». Un chiffre qui pourrait même atteindre voire dépasser les 2 Md€.

La CCR, en coordination étroite avec l'AFA, livrera une première estimation, sur la base de leurs modèles, dès demain. Le réassureur public prendra en charge « au moins 50% » des dommages liés aux inondations, conformément au régime Cat Nat français.

Préparer l’après-crise

Passée la crise et la gestion de l’urgence, le gouvernement s’attèlera à un « travail d’expertise » afin d’améliorer la « prévention des inondations ».

Un point sur l’état des digues, des bassins de rétentions d’eau sera effectué. Ces déclarations interviennent alors que les pouvoirs publics ont été manifestement dépassés par la montée rapide de la Seine, en 48 heures à peine contre un scénario de 5 jours.


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Bernard Spitz

Bernard Spitz

Président de la Fédération Française de l'Assurance (FFA)

Bernard Spitz est né en 1959 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 1983 : diplôme en finance de l'ESSEC Business School. 1984 : diplôme en service public de Sciences Po. 1986 : diplôme de [...]

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