L'Institut des Assurances d'Aix-Marseille fête 40 ans d'innovation

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Pionnier dans la formation en alternance, l'Institut des Assurances d'Aix-Marseille (IAAM ) est aussi le seul à proposer un Master Recherche. Il célébrait son 40ème anniversaire le 29 avril 2016 à la faculté de droit d'Aix-en-Provence. L’occasion de faire le point sur ses innovations et celles à venir avec son directeur, Marc Bruschi.

L’Institut des Assurances d’Aix-Marseille fêtait ses 40 ans.  De g. à dte :  Philippe Bonfils, doyen de la faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille Université, Bernard Spitz, président de la FFSA et Marc Bruschi, directeur de l'Institut des Assurances d'Aix-Marseille.
L’Institut des Assurances d’Aix-Marseille fêtait ses 40 ans. De g. à dte : Philippe Bonfils, doyen de la faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille Université, Bernard Spitz, président de la FFSA et Marc Bruschi, directeur de l'Institut des Assurances d'Aix-Marseille.

Le directeur de l'Institut des Assurances d'Aix-Marseille, Marc Brushi, arborait un grand sourire le 29 avril 2016 à la faculté de droit d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). L’IAMM fêtait alors ses 40 ans, en présence de Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), et de plusieurs générations d'anciens étudiants dont le secrétaire général de la FFSA, Gilles Wolkowitsch.

Un cursus sélectif

Cet "Institut facultaire", créé en 1975, relève d’Aix-Marseille Université, le plus grand campus de France avec 74 000 étudiants en formation initiale ou continue. Son conseil d'administration réunit de nombreux professionnels. Un partenariat public-privé qui permet de faire évoluer les modules de formation au gré des besoins du secteur et de la société et qui renforce son attractivité. « Nous enregistrons plus de 300 demandes d'inscription, révèle son directeur. Les étudiants ne sont plus là par hasard. Ils ont compris qu'aucun domaine n'échappe à l'assurance. La sélection permet de conserver les plus motivés pour maximiser leurs chances d'obtenir un emploi à l'issue de leur formation. »
 

Forte insertion pour les alternants

Et pour favoriser cette employabilité, l’institut a introduit en 2004 la formation en alternance« Aucun stage en entreprise n'était alors prévu dans la formation. Il a fallu dépasser bien des réticences. Des entreprises ont joué le jeu. Nous avons réussi à signer une quinzaine de contrats », rappelle Marc Brushi. Avant de livrer un bilan très positif de cette intiative : « Aujourd'hui, nous approchons la cinquantaine d'alternants. Le taux d'insertion, après leur Master professionnel "Droit et Métiers des Assurances", dépasse 90%. Leur mémoire constitue leur meilleure carte de visite. »

L'IAAM propose aussi un Master Recherche sur le "Droit de la responsabilité et des assurances", suivi par une quinzaine d'étudiants. «Une vraie spécificité dans le réseau des instituts français », souligne Sophie Lambert, la directrice adjointe.

Des enseignants issus de l'assurance

Financé par la taxe d'apprentissage, l’institut s'appuie également sur les professionnels pour enseigner : ils représentent 80% des interventions. « Trouver un intervenant combinant compétence professionnelle et talent pédagogique est difficile, mais nos réseaux simplifient la recherche »,  explique Marc Bruschi. Présidée par Bruno Chaix, l'association des diplômés se déploie sur les réseaux sociaux pour démultiplier cet impact.

Proposer une formation européenne

Sur un plan international, l'IAAM accueille régulièrement des étudiants étrangers. Un partenariat le lie, en outre, à son homologue de Dakar, au Sénégal, aux côtés d'Axa. A l'avenir, Marc Bruschi souhaite amener des étudiants au futur congrès de l'Association Internationale de Droit des Assurances (AIDA), en octobre 2018, à Rio de Janeiro (Brésil). Autre projet : développer une formation européenne. «Le droit de l'assurance se conçoit à Bruxelles. Or, rien n'existe dans le domaine. Avec l'Institut des Assurances de Paris, nous réfléchissons à bâtir un institut fédérateur d'ici deux ans. »

Intégrer l'essor du numérique

S'il va bientôt intégrer un module sur l'essor du numérique dans la filière, Marc Bruschi ne prévoit pas, en revanche, de digitalisation des modes d'enseignement. «Le cours magistral reste une leçon pédagogique irremplaçable. Internet permet d'accéder aux informations plus rapidement, mais pas d'apprendre à chercher, à réfléchir, à se poser les bonnes questions et à argumenter. La transmission orale et la confrontation de la pensée aident les étudiants à comprendre l'importance de l'éloquence, de la clarté, de la construction du discours. En assurance, ces compétences sont indispensables face à un client, une entreprise, un tribunal, une assemblée...»
 


Bernard Spitz

Bernard Spitz

Président de la Fédération Française de l'Assurance (FFA)

Bernard Spitz est né en 1959 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 1983 : diplôme en finance de l'ESSEC Business School. 1984 : diplôme en service public de Sciences Po. 1986 : diplôme de [...]

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