Le RSI à nouveau sous le feu des critiques

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L’existence du Régime social des indépendants, déjà remise en cause par l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle, est également contestée par un récent baromètre du Syndicat des Indépendants. Une étude qui a poussé la présidence du RSI à réagir.

« Le 2 mars, avec les administrateurs nationaux, je m’exprimerai pour faire savoir ce que nous pensons à tous
ceux qui veulent la mort du RSI en cette période de campagne présidentielle » souligne Gérard Quevillon.
« Le 2 mars, avec les administrateurs nationaux, je m’exprimerai pour faire savoir ce que nous pensons à tous ceux qui veulent la mort du RSI en cette période de campagne présidentielle » souligne Gérard Quevillon.

«Ça suffit !». C’est par ces simples mots que la présidence du Régime social des indépendants a introduit sa réaction, ce 10 février, à une étude défavorable au RSI. Le Syndicat des Indépendants (SDI) a publié la troisième édition de son  baromètre, réalisé en janvier 2017 auprès de 1 020 chefs d’entreprise de moins de 20 salariés – et dont les résultats ont été diffusés par le Figaro.

Selon cette étude, 78% des personnes interrogées considèrent que le RSI ne s'est pas amélioré ces dernières années, et 76% ont une appréciation négative de ses services. Ce baromètre note que 23% des chefs d'entreprise ont quitté le RSI en 2016 (13% en 2015 et 7% en 2014), optant le plus souvent vers une SASU.

Des résultats rejetés par le président du RSI Gérard Quevillon, considérant le SDI comme un «syndicat non représentatif» et comme une organisation qui «refuse, non seulement de participer aux élections des administrateurs du RSI mais, de surcroit, à toute élection professionnelle».

Un rattachement plébiscité par les candidats

Le SDI est favorable à un rattachement des travailleurs indépendants au régime général, une prise de position qui trouve un large écho au sein des candidats à l’élection présidentielle. Benoît Hamon (PS), Emmanuel Macron (En Marche !) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) se sont prononcés en faveur de ce rattachement, le premier évoquant un prochain «statut social unique de l’actif».

A droite, François Fillon (LR) veut une réforme globale du RSI, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) sa suppression, tandis que Marine Le Pen (FN) veut de son côté laisser aux indépendants le choix entre RSI et régime général.

Ce rattachement est contesté par la présidence du RSI, mais n’est pas forcément souhaité par les organisations de travailleurs indépendants, la CPME et l'UNAPL en tête.


1 réaction

HOMERE | 15/02/2017 - 09H38

Manifestement aucun candidat n'a eu l'idée de laisser le libre choix à l'indépendant, tout simplement, de s'assurer ou il veut !

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