Les classes moyennes grandes perdantes du quinquennat fiscal

Par - Publié le

,

,

,

,

,

,

Le Syndicat national unitaire des impôts (SNUI) vient de dresser un bilan fouillé et émaillé de chiffres des principales décisions fiscales du dernier quinquennat « dont on peut dire qu’il aura été marqué par une frénésie fiscale ». Plusieurs mesures peu visibles du grand public, comme la non revalorisation des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse des prélèvements sociaux, de la fiscalité locale (+11,47% pour la taxe d’habitation entre 2007 et 2010) ont pénalisé les classes moyennes au détriment des ménages les plus aisés, d’après le SNUI. Même chose en matière de TVA, puisque les 10% les plus pauvres consacrent 8,1% de leur revenu à la TVA contre 3,4% pour le dernier décile.

Le capital avantagé sur le travail

Les plus riches ont tiré profit des multiples « niches fiscales » au sens large (crédit d’impôt, réduction d’impôt, abattement, exonération, méthodes particulières de calcul) qui représentent un coût budgétaire annuel de 145 Md€, du bouclier fiscal et de la baisse de l’ISF (dont le montant moyen est passé de 9 803€ en 2001 à 8 369€ en 2007, puis à 7 516€ en 2010).

Au total, toujours d'après le SNUI, le choix politique a toujours consisté à maintenir la fiscalité du patrimoine aussi basse que possible, de limiter au maximum la hausse de la charge fiscale des plus aisés et de reporter sur de multiples taxes, notamment de taxes sur la consommation, le poids global de la contribution commune.



Effectuer une autre recherche

Rechercher