Les FinTech sont-elles un danger pour la finance mondiale ?

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Dans un courrier adressé aux ministres des Finances du G20, Mark Carney, président du Conseil de stabilité financière (FSB), prévient que l'institution accordera « une attention particulière » à l’essor des nouvelles technologies financières incarnées par les start-up. Dans le viseur du FSB, la technologie « blockchain ».

Le blockchain intervient notamment dans la sécurisation, le stockage et le transfert  de toutes sortes de données et de transactions notamment relatives à des titres ou des contrats d’assurance. Group Of Multi-Ethnic People Social Networking
Le blockchain intervient notamment dans la sécurisation, le stockage et le transfert de toutes sortes de données et de transactions notamment relatives à des titres ou des contrats d’assurance. Group Of Multi-Ethnic People Social Networking
© Thinkstock

Les FinTech, ces start-up digitales qui innovent dans l’industrie financière, constituent-elles une menace pour le système financier international ? La question agite notamment le Conseil de stabilité financière (FSB), bras armé du G20. Dans une lettre datée du 22 février 2016 adressée aux ministres du G20 et aux banquiers centraux, son président, Mark Carney, par ailleurs gouverneur de la Banque d’Angleterre, prévient qu’un « certain nombre d’innovations » pouvant impliquer des « transformations pour le système financier […] font actuellement l’objet d’une attention particulière ».

Le développement fulgurant des FinTech, dont la plupart sont logées à Londres, préoccupe le FSB qui n’a pas manqué de rappeler aux ministres en question que « le cadre réglementaire doit assurer qu’il peut gérer n’importe quel risque systémique pouvant surgir des changements technologiques ». Réguler certes « sans pour autant étouffer l’innovation », complète le gouverneur.

Le « blockchain », technologie à réguler ?

Dans le collimateur de Mark Carney, figure le fameux protocole « blockchain », technologie utilisée à l’origine par la crypto-monnaie Bitcoin. Sauf que depuis quelques mois, le « blockchain » va bien au-delà. Elle intervient notamment dans la sécurisation, le stockage et le transfert  de toutes sortes de données et de transactions notamment relatives à des titres ou des contrats d’assurance.

Bref, une sorte de grand livre comptable crypté, unifié qui fonctionne sans intermédiaires. Et les start-up qui l’exploitent à des fins d’innovations financières intéressent au plus haut point Etats, banquiers et assureurs.

Une tendance susceptible d'ubériser la finance

En février dernier, le fonds de capital-risque du groupe Axa dédié au soutien des sociétés innovantes en services financiers et assurance a bouclé un tour de table de 55 M$ dans Blockstream, une société qui a pour objectif de numériser les actifs et d'harmoniser les services financiers grâce à la technologie blockchain.

Pour le World Economic Forum (WEF), le blockchain est d'ailleurs considéré comme l’une des « mégatendances » technologiques susceptibles d’avoir un impact sociétal majeur dans les 10 années qui viennent, au même titre que l’imprimante 3D, l’intelligence artificielle ou le big data.

Dans son courrier, le FSB indique qu'il précisera sa doctrine aux autorités en avril 2016 et détaillera à cette occasion un plan d’étapes.



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