Les Français et l’activité physique : un désamour chronique (sondage)

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CORBIS

En matière d’activité physique et sportive, les Français peuvent mieux faire. Et c’est peu de le dire. C’est en tout cas ce que révèle la dernière enquête d’Assureurs Prévention (association liée à la FFSA) menée en partenariat avec l’Institut de recherche bio-médicale et d’épidémiologie du sport (Irmes).

Premier enseignement de l’étude : 80% des 18-64 ans n’atteignent pas la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui préconise la pratique de plus de 10 000 pas par jour. Une tendance qui se dégrade, puisqu’ils étaient 67% à ne pas la respecter en 2012, année de la première enquête.

La sédentarité, quatrième facteur de mortalité

Pire, en 2013, la moyenne de pas par jour des 1 300 sondés a chuté à 7 272 contre 9 017 l’an dernier. «La sédentarité est devenue un enjeu de santé publique. Elle a d’ailleurs été reconnue comme le quatrième facteur de mortalité globale derrière l’hypertension artérielle, le tabagisme et le diabète», souligne Jean-François Lequoy, vice-président de l’association Assureurs Prévention.

Passé le constat, les causes de la sédentarité croissante des Français sont également bien connues. Pour 30% du panel, le manque de temps reste le principal frein à l’activité physique et sportive, suivi du manque d’envie (26%), du coût (16%) et de l’environnement familial (9%). A noter que le manque d’envie est plus prononcé chez les 55-64 ans et les personnes en situation d’obésité.

Des Français prêts à changer

En dépit des freins, les Français se disent toutefois disposés à changer leurs comportements. Dans le détail, 28% se déclarent «certainement prêts» et 40% «probablement prêts». Ils ne sont que 6% à n’envisager aucun changement. «Toutes les bonnes résolutions et les intentions des sédentaires ne se traduisent pas automatiquement en actions. Les ressources mentales dont disposent chaque individu sont limitées et non spécifiques», précise Philippe Sarrazin, directeur du laboratoire sport et environnement social (Sens) à l’université Joseph Fourier de Grenoble.



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