Les obligations du constructeur de maison individuelle (CMI)

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Les faits

Le gérant d’une entreprise de bâtiment est condamné, en sus des intérêts civils, à six mois d’emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d’amende. D’une part, pour avoir exécuté des travaux de construction sans garantie de livraison (dispositions du code de la construction et de l’habitation). Et d’autre part, pour avoir omis de procéder au remboursement des sommes versées pour la construction d’une maison individuelle alors que le contrat de prêt n’a pu être conclu (dispositions du code de la consommation). La cassation est encourue sur l’interprétation des dispositions pénales du code de la consommation.

La décision

Le constructeur de maisons individuelles (CMI) ne figure pas dans l’énumération limitative des personnes susceptibles de commettre le délit prévu à l’article L.312-35 du code de la consommation.

Commentaire

Les dispositions protectrices du code de la consommation visées dans cette affaire, de nature pénale, doivent faire l’objet d’une interprétation stricte. Seuls les prêteurs et vendeurs peuvent être poursuivis au pénal s’ils ne s’acquittent pas de leur obligation de restitution des acomptes – indépendamment des obligations civiles – lorsque le prêt servant à la construction n’est pas obtenu. Par ailleurs, la garantie de livraison est obligatoire pour le CMI. La garantie est constituée par une caution solidaire donnée par un établissement de crédit, une société de financement ou une entreprise d'assurance, agréés à cet effet.



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