Les partenaires sociaux impatients sur la GRL2

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Dans un projet de texte sur le logement des jeunes, les syndicats et le patronat donnent cinq mois aux acteurs concernés, dont les assureurs, pour relancer le dispositif des garanties des risques locatifs.
52% des jeunes (source : Medef) sont logés dans le parc privé. Le développement de la GLR2 doit faciliter leur accès au logement.
52% des jeunes (source : Medef) sont logés dans le parc privé. Le développement de la GLR2 doit faciliter leur accès au logement.
MICHEL GAILLARD/RÉA

Comment améliorer l'accès des jeunes au logement, facteur déterminant pour l'insertion professionnelle ? Le projet d'accord national interprofessionnel (ANI), finalisé le 29 avril par les partenaires sociaux, retient notamment comme solution la refonte de la garantie des risques locatifs, dite GRL2. Et à cet effet, syndicats et patronat demandent aux acteurs concernés, dont la FFSA, de « faire aboutir les travaux en cours avant le 30 septembre 2011 ».

Effectivement, rien n'a véritablement bougé depuis deux mois et la série de réunions organisées entre l'Association pour l'accès aux garanties locatives (APAGL), le ministre du Logement, Benoist Apparu, et les assureurs.

 

Les assureurs hésitants

Un « plan de relance » prévoit pourtant de simplifier le dispositif, de supprimer les « quotas » imposant à l'assureur de fournir 80 % de GRL et d'alléger les sanctions afin de le rendre plus attrayant.

« Il faut aller vers une plus grande mutualisation du risque, d'autres assureurs doivent s'engager », insiste Jean-Luc Berho, président de l'APAGL. Le nombre d'assureurs adhérents au dispositif reste bloqué à trois. Axa et Macifilia attendraient l'allégement définitif du cahier des charges pour se lancer. Pour leur part, les pouvoirs publics ne souhaiteraient « remodeler » la GRL 2 qu'après un signe d'engagement des assureurs. Bref, on n'est pas loin du serpent qui se mord la queue. «L'engagement dans la négociation du Medef, qui compte la FFSA parmi ses adhérents, pourrait faire avancer les choses », estime un négociateur. En tout état de cause, à défaut de résultats, certains agitent la perspective de rendre le dispositif obligatoire.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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