Les syndicats du GCM perturbent la conférence de la Mutualité Française PACA

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La CGT du Grand Conseil de la Mutualité reproche à la Mutualité Française PACA de ne pas soutenir suffisamment la structure, en redressement judiciaire depuis l’automne 2011. Une affirmation contestée par le président régional de la FNMF, Jean-Paul Benoit.

Jean-Paul Benoit, président de la Mutualité française PACA
Jean-Paul Benoit, président de la Mutualité française PACA
Fédération des mutuelles de France

Jean-Paul Benoit, président de la Mutualité Française PACA et nouveau président de la Fédération des mutuelles de France (FMF), voulait exposer à la presse le 16 mai, à Marseille, les solutions qu’elle préconise face aux difficultés croissantes d’accès aux soins de la population. Une délégation de la CGT du Grand Conseil de la Mutualité (GCM), composée d’une trentaine de personnes, a investi les lieux de cette rencontre pour lui rappeler la situation des centres de santé du GCM et leur rôle dans l’accès aux soins des citoyens des Bouches-du-Rhône.

Pas d'avenir pour la clinique de Bonneveine

Elle lui a reproché notamment de soutenir le plan qui consisterait à « se débarrasser de la clinique de Bonneveine » à Marseille pour redresser financièrement le GCM alors que le syndicat porte un projet alternatif qui permettrait de conserver cette clinique dans le giron du Grand Conseil. « La décision de la fermer est politique alors qu’elle est à l’équilibre », soutient Hélène Honde, au nom du syndicat. Son déficit aurait en effet été ramené par la direction à environ 200 000€ sur l’année.

Pour Jean-Paul Benoit, « il n’existe pas d’avenir pour des établissements pluridisciplinaires d’à peine 120 lits. C’est un problème général du monde de l’hospitalisation en France ». Indiquant que la Mutualité avait déjà apporté 2 M€ à cet établissement il y a deux ans pour le soutenir, il a aussi rappelé les efforts mis en œuvre depuis quelques mois pour trouver un repreneur, sans succès à ce jour sur les pistes explorées dans le secteur privé non lucratif marseillais, même si les discussions continuent avec d’autres opérateurs.

Pas assez d'actes

Il a également exprimé face aux représentants des salariés son inquiétude de voir l’Agence Régionale de Santé (ARS) de PACA retirer ses agréments à la clinique. Par ailleurs, comme la direction du GCM, il insiste sur l’indispensable augmentation du nombre d’actes par médecin dans les centres de santé pour restaurer les équilibres et cesser une dérive qui conduit à une moyenne de 3 M€ à 4 M€ de pertes par an. « Chacun devrait en faire 4 à 5 par heure. Or, actuellement, en enlevant les cas extrêmes, il subsiste des écarts de 1 à 3 entre médecins sur le nombre d’actes réalisés à l’année », confie-t-il.

Jean-Paul Benoit estime que l’officialisation prochaine du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) - pour l’heure, il n’a été présenté qu’oralement aux partenaires sociaux du GCM - devrait permettre de faire progresser les discussions et certaines pistes de réflexion. Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Marseille se penchera à nouveau le 12 juin sur la situation financière du GCM et les moyens envisagés pour le redresser et le pérenniser, en préservant le réseau des centres de santé et les emplois. « Il vaudra mieux arriver avec des propositions crédibles pour l’avenir, mais aussi pour rembourser un passif qui s’élève tout de même à 26 M€ », affirme Jean-Paul Benoit.

Jean-Christophe Barla, à Marseille


Jean-Paul Benoît

Jean-Paul Benoît

Président de la Fédération des Mutuelles de France (FMF)

Jean-Paul Benoît est né en 1961, à Marseille. Diplômé en gestion des entreprises de l’économie sociale de l’université Paris-Dauphine. Master 2 de sciences économiques de [...]

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