Maria : polémique sur le régime cat’ nat’ en Guadeloupe

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Les dégâts causés par les vents cycloniques ne sont pris en charge que dans quelques communes. Les élus locaux réclament un nouvel arrêté de catastrophe naturelle.

« Personne ne sera oublié », a assuré lundi 25 septembre la ministre des outre-mer Annick Girardin, tentant d’éteindre la polémique au sujet de l’arrêté de catastrophe naturelle pris en Guadeloupe après le passage de l’ouragan Maria.

Les Antilles sont couvertes par le régime public des cat’ nat’ (qui permet à la CCR d’intervenir en tant que réassureur public) depuis 1990 pour les dégâts causés par la submersion marine, les inondations et les coulées de boue. Cette couverture a été étendue par la loi d’orientation sur l’outre-mer en 2000 aux dommages générés par des « vents cycloniques », de catégories 4 et 5. Or, l’arrêté de catastrophe naturelle pris le 22 septembre par le gouvernement ne reconnaît les vents cycloniques que pour les communes de Terre de Bas et de Terre de Haut, au grand dam des élus locaux.

"Une indemnisation juste et rapide pour tous les habitants"

Dans un communiqué diffusé dimanche 24 septembre, les quatre députés de la Guadeloupe demandent à la ministre des Outre-Mer « de prendre un nouvel arrêté étendant les dispositions de celui pris le 22 septembre ».  En effet, « des vents puissants ont touché les autres communes du territoire et ont causé des dégâts importants comme ça a été le cas dans tout le sud de la Basse-Terre ou encore à Marie-Galante par exemple », font-ils valoir, réclamant une « indemnisation juste et rapide » pour tous les habitants disposant d’une police d’assurance de dommages aux biens.

Lorsque l’état de catastrophe naturelle est reconnu, tout particulier ou entreprise assurant ses biens au moyen d’une police dommages bénéficie de l’extension de garantie en cat’ nat’. Une surprime de 12% s’applique aux particuliers disposant d’une assurance habitation et aux entreprises et de 6% aux assurés auto. Dans le cas présent, seuls les assurés de Terre de Bas et de Terre de Haut peuvent bénéficier de cette extension de garantie.

La ministre a rappelé lundi qu'outre le régime de l’assurance cat’ nat’, un fonds de secours pour les outre-mer a également été mis en place. Il vise justement à « indemniser les dégâts matériels non assurés des particuliers sous conditions de ressources, des petites entreprises, des collectivités locales ainsi que les pertes de fonds et de revenus des exploitants agricoles ». Avec des rafales à 260 km/h, l’ouragan Maria a ravagé 100% des bananeraies en Guadeloupe. Annick Girardin assure que « des réponses » seront apportées aux communes non couvertes aujourd’hui par l’arrêté cat’ nat’ « dans les jours à venir ».

 



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