Naufrage du Concordia : premiers signes de pollution

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Les assureurs le craignaient : le risque est en train de se matérialiser. Suite au naufrage du bateau de croisière Concordia, le 13 janvier 2012, des premières traces de déchets toxiques sont apparues sur l’île italienne de Giglio. Alors que le risque de marée noire reste très important (ses cuves sont toujours remplies de 2 380 tonnes de carburant), le navire comportait aussi un certain nombre de polluants (liquides de batterie, substances ignifuges, solvants, huiles etc, selon le porte-parole du Fonds mondial pour la nature WWF) qui ont commencé à s’en échapper, faisant grimper la concentration de tensio-actifs à presque 3 mg/l (contre 0 en temps normal) dans la zone. En attendant que le navire puisse être dégagé, l’enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités.
Alors que les dépôts de plaintes se multiplient aux quatre coins du globe (le navire transportait 4 229 passagers, dont 3 200 touristes de 60 nationalités, parmi lesquels 452 français, dont les plaintes ont été regroupées au Parquet de Paris) Costa Croisières, le groupe auquel appartenait le Concordia, a trouvé un accord avec une association italienne de consommateurs, qui prévoit un dédommagement forfaitaire de 11 000 € pour chaque passager plus 3 000 € de remboursement pour les frais de chacun (billet et éventuels frais médicaux notamment). Rappelons que le coût de ce sinistre est pour l'heure évalué à 1 Md$ pour le secteur de l'assurance et de la réassurance.


 


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