Négociations salariales : appel au débrayage dans la branche Retraite complémentaire et prévoyance

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Suite à l'échec des négociations salariales dans la branche Retraite complémentaire et prévoyance, cinq fédérations (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CTFC) appellent les salariés à s'arrêter de travailler durant deux heures, ce mercredi 15 mars. 

L’association des employeurs de la branche Retraite complémentaire et prévoyance avait proposé de revaloriser les Rémunérations minimales mensuelles garanties (RMMG) des classes 1 et 2 de 2%, les classes 3 à 5 de 1%, et les classes 6 à 8 de 0,6%
L’association des employeurs de la branche Retraite complémentaire et prévoyance avait proposé de revaloriser les Rémunérations minimales mensuelles garanties (RMMG) des classes 1 et 2 de 2%, les classes 3 à 5 de 1%, et les classes 6 à 8 de 0,6%
D.R.
EXCLUSIF  

Tensions au sein de la branche Retraite complémentaire et prévoyance. Dans un tract commun, les cinq fédérations (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) appellent l’ensemble des salariés de la branche à débrayer ce mercredi 15 mars dans toute la France, de 14 heures à 16 heures. En outre, un rassemblement devant le siège de l’Agirc-Arrco, rue Jules-César à Paris, est prévu le même jour pour protester contre l’échec des négociations salariales. « Nous ne pouvons tolérer la mise en danger de notre convention collective », explique le communiqué de l’interfédérale.

vers un gel de l'application de la clause de garantie

Suite aux réunions de négociations salariales du 31 janvier et du 14 février, l’association des employeurs de la branche Retraite complémentaire et prévoyance avait proposé de revaloriser les Rémunérations minimales mensuelles garanties (RMMG) des classes 1 et 2 de 2%, les classes 3 à 5 de 1%, et les classes 6 à 8 de 0,6%. « Néanmoins, cette proposition ne respecte pas notre convention collective. Les minima de branche sont normalement fixés avec une clause de garantie qui a un impact sur les salaires réels de tous les collaborateurs. Or, l’association des employeurs propose de porter à deux années le gel de l’application de cette clause de garantie de 85%, ce qui est inacceptable ! », s’emporte Isabelle Adeline, de la CFDT Protection sociale emploi travail (PSTE).

Une proposition « déconnectée de la réalité »

Traduction : pour les salariés dont les rémunérations étaient au-dessus des minima de branche, les augmentations négociées n’avaient a priori jusqu’alors aucun impact immédiat. Pour autant, grâce à la clause de garantie conventionnelle, ces derniers bénéficiaient toute de même automatiquement d’une revalorisation équivalente à 85% du taux négocié lors des RMMG, si leur salaire n’avait pas évolué au cours de l’année. « Cette garantie collective assurait à tous les salariés de la branche une augmentation de rémunération. Voilà pourquoi la proposition des employeurs est déconnectée de la réalité, puisque seulement 250 à 300 personnes doivent aujourd’hui être aux rémunérations minimales », précise Isabelle Adeline.   

Objectif : Se remettre autour d'une table

En lançant ce mouvement de protestion, l’interfédérale compte donc mettre la pression sur les employeurs afin de rouvrir les négociations et de revoir les taux proposés. Pour rappel, en 2015, selon l’Observatoire des métiers et des qualifications de la retraite complémentaire et de la prévoyance, la branche comptait 28 611 salariés.     



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