Crue de la Seine et inondations record : le bilan un an après

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Selon la Fédération Française de l'Assurance (FFA), les inondations record de mai-juin 2016 ont coûté plus de 1,4 Md€. A ce jour, 96% des sinistres ont été réglés.

Les inondations record de mai-juin 2016 en Ile de France ont coûté plus de 1,4 Md€.
Les inondations record de mai-juin 2016 en Ile de France ont coûté plus de 1,4 Md€.
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Un an après les inondations les plus coûteuses depuis 1982, la Fédération Française de l'Assurance (FFA) dresse le bilan de la gestion de ce sinistre qui a touché 19 départements, avec plus de 2.000 communes ayant fait l'objet d'un arrêté de catastrophes naturelles.

Un bilan encore revu à la hausse depuis la divulgation des premiers chiffres le 9 mars 2017. La crue de la Seine et du bassin de la Loire, et les inondations qui s'en sont suivies, auront au final coûté plus de 1,4 Md €. 182.000 sinistres ont été déclarés auprès des assureurs, dont 96% ont été réglés à ce jour selon la FFA. Dans le détail, 96 % des dossiers ont fait l'objet d'un réglement pour l’assurance habitation, près de 97 % pour l’auto, 90 % pour les entreprises et près de 95 % pour l’agricole.

seuls 4% des dossiers en attente

Les 4% de dossiers en attente s'expliquent par «le fait que les travaux ont été effectués, mais les factures n’ayant pas été envoyées à l’assureur, le dossier n’est pas clôt ; certains dossiers, de par leur complexité, nécessitent plus de temps pour être finalisés, notamment l’indemnisation des pertes d’exploitations ; en cas de contre-expertises, le temps de traitement du dossier est plus long».

La profession met en avant sa mobilisation en faveur des sinistrés et a signé dans ce sens une convention de deux ans avec l'Etat en novembre dernier visant à améliorer leur prise en charge. Mais de nombreux sinistrés, en particulier artisans et collectivités locales, ont pointé les défauts du régime cat'nat' en vigueur en France depuis 1982.

Faire évoluer les franchises légales

Comme nous le rappelions à la mi-mars, un rapport d’expertise interministérielle remis à l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal, pointait des  «délais des procédures d’expertise des dommages, d’indemnisation des assurances et de réalisation des travaux de remise en état parfois ressentis comme excessivement longs» par les sinistrés. Ces derniers se plaignaient notamment du montant de la franchise légale fixé, pour les professionnels, à 10 % du montant des dommages avec un minimum de 1 140 € pour les biens, ainsi que de la prise en compte de la vétusté selon des abattements standardisés.

La FFA, elle, continue de plaider pour une modernisation du régime cat'nat', notamment en incluant les frais de relogement dans le régime et en permettant «une évolution dans la fixation des franchises légales, et ce pour que les artisans et commerçants soient moins pénalisés». La réponse des services de l'Etat à la précédente mandature : le régime en vigueur «marque les limites d’une solidarité de l’ensemble des assurés envers ceux qui sont exposés à un risque naturel spécifique. Il convient d’être très prudent, au regard d’un système déjà très puissant de solidarité, à en renforcer encore le coût». Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot sera-t-il plus enclin à étudier la question ?



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