La Fédération française de l’assurance fête son premier anniversaire

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La maison commune des compagnies, mutualistes et bancassureurs mène la réflexion sur les nouveaux défis réglementaires et technologiques de la profession.

La Fédération française de l’assurance (FFA) célèbre sa première année d’existence. Née le 8 juillet 2016 de la fusion du GEMA et de la FFSA, la maison commune des compagnies, mutualistes et bancassureurs a pour vocation de représenter toutes les familles de l’assurance. Elle compte ainsi 280 adhérents représentant 99% du marché français de l’assurance.

Cette organisation politique est complétée par une direction incarnée par deux délégués généraux : Arnaud Chneiweiss, chargé des « métiers », pilote les pôles assurances de dommages et de responsabilités, assurances de personnes, économie, études et statistiques et Philippe Poiget, chargé des « fonctions », pilote l’international, les affaires sociales et le volet « juridique, fiscal et consommation ».

La concertation est, par ailleurs, organisée au sein de 12 commissions permanentes : déontologie, assurance de personnes, assurances dommages et responsabilité, numérique, sociale, économique et financière, juridique, fiscale et concurrence, analyse des risques, distribution, réassurance, lutte contre le blanchiment et développement durable. C’est sans doute là que réside le plus gros succès de la FFA : réussir à exprimer une position commune au nom de familles différentes. D’autant que les défis sont nombreux sur le plan économique, réglementaire et technologique.

 

 

Actualité réglementaire chargée

La FFA vient ainsi de traverser une année marquée par de fortes incertitudes politiques : les élections américaines en novembre 2016 ainsi que l’élection présidentielle en France. Tout cela s’accompagne d’incertitudes économiques et réglementaires : en matière de taux d’intérêt, le scénario d’une remontée brutale générant autant de craintes que leur prolongement au niveau actuel ; en matière de fiscalité de l’épargne, le président Emmanuel Macron ayant annoncé pendant la campagne son intention de mettre en place une « flat tax ».

En décembre 2016, a été adoptée la loi sur » la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique » dite « Sapin 2 ». Celle-ci donne notamment la possibilité au HCSF (Haut Conseil à la Stabilité Financière) de restreindre les possibilités de rachats d'assurance vie par les épargnants en cas de menace majeure sur le système financier. Elle met également en place un mécanisme de résolution unique des assurances (gestion ordonnée des faillites) confié à l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution). Un « fonds de pension à la française » a également vu le jour, laissant aux acteurs de la retraite supplémentaire le choix d’un régime prudentiel plus souple que Solvabilité 2.

Premier marché européen post-Brexit

L’assurance française se prépare aussi à faire valoir ses intérêts dans le cadre de la révision de la directive Solvabilité 2 en 2018, tandis que le règlement européen sur les produits d’investissement PRIIP’s, controversé, a vu son entrée en vigueur reportée au 1er janvier 2018. La directive sur la distribution des produits d’assurance (DDA) doit, elle, être transposée en France d’ici le 23 février 2018, au grand dam des courtiers, agents et CGP qui réclament son report. Premier marché de l’assurance dans une Europe post-Brexit, la France aura-t-elle plus de poids auprès des institutions européennes ?

La profession doit également composer avec l’émergence du risque terroriste et du risque cyber, l’amenant à réfléchir à de nouvelles couvertures. Le Big Data, la Blockchain et le développement de l’Intelligence Artificielle (IA) dessinent également les contours de l’assurance de demain. L’accord de branche instituant un certificat numérique pour les salariés de la profession a été mis en œuvre en janvier dernier.

 



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