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Présidentielle 2017 : les propositions du Medef sur la protection sociale

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La principale organisation patronale publie un livre bleu dans l’optique de l’élection présidentielle, incluant un chapitre sur la protection sociale.

«Faire de la protection sociale un atout et non un handicap». C’est ce qu’escompte le Mouvement des entreprises de France (Medef), objectif détaillé dans son dernier livre bleu dans l’optique de l’élection présidentielle, «Le monde change, changeons la France !».

Derrière ce slogan, quatre problématiques principales émergent de ce corpus de propositions : le financement de la protection sociale, l’avenir des retraites, la refonte des dispositifs de départ anticipé du marché du travail et la réforme du système de santé (page 68 du livre, disponible ci-dessous).

Objectif 2026 sur les retraites

Le Medef estime, dans un premier temps, que la réforme du financement de la protection sociale reste «inaboutie», considérant que «la logique» amènerait les prestations universelles (famille, maladie, minima sociaux) à être financées par l’impôt ou la CSG et celles contributives (chômage, retraite) par les cotisations sociales. Dans cette optique, le Medef préconise «un transfert vers un impôt à assiette large comme la TVA» et une diminution des dépenses sociales.

Les propositions de l’organisation patronale sur les retraites sont dans la lignée de celles des précédentes campagnes présidentielles : recul de l’âge légal de la retraite à 65 ans («à horizon 2026»), allongement de la durée de cotisation à 43 ans («dès 2026 pour tous») et une convergence «à court terme» des régimes publics et privés.

Accroître le rôle des complémentaires santé

Les orientations du Medef sur la santé tendent à responsabiliser les assurés, en passant d’un système de santé «administré» à un système «entrepreneurial», conjuguant solidarité, liberté, équité et donc responsabilité.

Le financement de l’assurance maladie obligatoire reposerait ainsi, non plus sur les cotisations sociales, mais sur un impôt à assiette large, type TVA ou CSG : «la branche maladie de la Sécurité sociale reste financée à hauteur de 42 % par les cotisations sociales des entreprises, ce qui pèse sur leur compétitivité». Il veut également instaurer une «règle d’or» en bannissant tout déficit dans l’assurance maladie et «décloisonner» les enveloppes budgétaires entre hôpital, ville et secteur médico-social.

Le Medef a également un mot pour les assureurs complémentaires santé, rappelant deux points régulièrement cités : il veut accroître leur rôle notamment sur le champ de la prévention et souhaite les voir contractualiser «plus largement» avec les professionnels de santé.


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