Résultats 2011 : le Gema vigilant sur l'évolution de l'assurance vie
Mots clés : - Santé,
- Assurance vie,
- Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA),
- Fédération nationale de la mutualité française (FNMF),
- FNMF
Gérard Andreck, président du Gema
BERNARD MARTINEZ
Le Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema), auquel adhèrent 46 sociétés, a annoncé le 17 février ses résultats annuels 2011. En dommage, le Gema a connu une augmentation du chiffre d'affaires de +5% à 12,5 Md€ de cotisations qu'il explique par une augmentation des tarifs (+ 3%) et du nombre de sociétaires (+ 340 000 adhérents/sociétaires).
Une baisse moins forte de la collecte
Sur l’assurance vie, le Groupement tire son épingle du jeu : la collecte est en retrait de "seulement" 11,7% par rapport à 2010, contre -14% pour l’ensemble du marché. Le solde net de l’exercice 2011 fait apparaitre une collecte nette de 2,1 Md€, soit près du quart de la collecte nette du marché en 2011, malgré une croissance de 22 % des rachats établis cette année à 6,2 Md€. Au total, les mutuelles du Gema gèrent un fonds de 89,5 Md€ en croissance de 4,3%. Pour le Gema, l’épargnant a pu craindre une remise en cause du régime fiscal, ou avoir des doutes sur la qualité des actifs de placement avec le développement de la crise des dettes souveraines. « Ce ne sont pas des comportements de défiance », a estimé Gérard Andreck, président du Gema.
Défense de l'assurance vie
Le Gema est également revenu sur le rapport de la Cour des comptes, qui propose de recentrer le placement comme un outil de préparation à la retraite et donc de rallonger le contrat de 8 à 12 ans. « L’assurance vie n’est pas un produit de riche. Elle doit rester un placement populaire. Si le prochain gouvernement entend suivre le rapport de la Cour des comptes, il y aura des points qu'il faudra aborder. Nous sommes ouverts au dialogue mais pas aveuglément », a prévenu Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Gema.

Cap vers la santé
S'agissant des perspectives 2012, l'univers concurrentiel à été abordé. « Les bancassureurs ont pris une place de qualité sur le secteur du dommage », a insisté Gérard Andreck. Ce dernier invite à regarder de près l’évolution de la Banque Postale sur le marché de l’IARD. Il est un autre secteur sur lequel les mutuelles du Gema entendent prendre du poids : la santé. Avec 1 Md€ de cotisation, Gérard Andreck reconnaît qu’il ne s’agit que d’un début et souligne combien la croissance de l'activité du Gema dans la santé est à prendre en considération. Il estime que les mutuelles d’assurance constituent bel et bien un quatrième type d’acteurs sur ce marché. « A ce titre, nous devons être associés aux réflexions », lance celui qui entretient des relations suivies avec la Mutualité Française.







