Résultats 2015 : le marché de la réassurance en France cède du terrain

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Aussi bien en vie qu’en non-vie, les résultats 2015 de la réassurance française font état d’un recul des encaissements pour la troisième année consécutive en raison de la tendance à l’augmentation des rétentions des cédantes.  Conséquence directe : le marché français perd un rang au niveau mondial, de la 4ème à la 5ème place.

En l’espace d’un an, le marché français de la réassurance, a subi une rétrogradation du 4e au 5e rang mondial, selon les données publiées par l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref)
En l’espace d’un an, le marché français de la réassurance, a subi une rétrogradation du 4e au 5e rang mondial, selon les données publiées par l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref)

Une perte d’influence passagère ? En l’espace d’un an, le marché français de la réassurance, a subi une rétrogradation du 4e au 5e rang mondial, selon les données publiées par l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref). Bien qu’influente au niveau mondiale, la place de Paris a vu la taille de son marché se réduire : le volume de primes brutes cédées par les assureurs a atteint 9,5 Md€ en 2014 [NDLR : les données 2015 ne sont pas encore connues] contre 12 Md€ en 2013 tandis que le taux de cessions recule de 5,9% à 4,5%. Un chiffre toutefois en trompe-l’œil puisqu’il intègre les cessions entre assureurs.

Dans le détail, les taux de cession enregistrent de profondes variations selon les branches.  Le taux de cession en catastrophe naturelle ressort à 56% en 2015 en raison « du régime Cat’Nat’ en France qui intègre un traité quote-part avec une garantie illimitée de l’Etat », souligne Patrick Duplan, délégué général de l’Apref. A contrario, ce taux atteint 8% en auto compte-tenu des montages en réassurance spécifiques appliqués à cette branche de type XS (non proportionnel).

Contraction des encaissements

Dans le même temps, les encaissements ont poursuivi leur repli pour la troisième année consécutive. En incluant les cessions non récurrentes, le montant des acceptations ressort à 5,365 Md€, soit une baisse de 2%. La contraction est un peu plus marquée en non-vie (avec CCR garantie d’Etat), de l’ordre de 3% à 3,389 Md€ qu’en vie (1,985 Md€, -1%). Un phénomène qui s’explique à la fois par un mouvement structurel de hausse des rétentions opérée par les cédantes, sans compter la centralisation des programmes de réassurance de grands groupes internationaux de type Axa, Allianz ou Generali.

En non-vie, 58% des encaissements proviennent de la branche dommages, suivie de la responsabilité civile générale (avec RC médicale) pour 10% et de l’auto à hauteur de 9%. En vie, la prévoyance (décès, incapacité-invalidité, chômage, accidents…) représente 61% des encaissements soit 2 points de plus qu’en 2014. Viennent ensuite la dépendance (14,8%) et la santé (13,5%).

A quand la fin du cycle baissier ?

A l’instar du marché international de la réassurance, la France n’échappe pas au mouvement de baisse des tarifs en réassurance dommages. La preuve : entre 2004 et 2016, le ROL (rate one line), indicateur de mesure des tarifs, de la réassurance tempêtes a reculé de 8% à 4,5%. « Le marché de la réassurance est cyclique. On peut penser qu’un point bas a été atteint avant une reprise en 2016 ou 2017 », indique toutefois Patrick Duplan.



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