Sécurité routière : les deux propositions de l'Automobile Club Association

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L’ACA réagit au rapport d'audit de la politique de sécurité routière. Demandé par Manuel Valls, ce document dénonce un système dispersé entre de trop nombreux acteurs et l'absence de collaboration entre ministères.

La hausse de la mortalité routière en 2014 (+ 3,5 %) résulterait, entre autres, d'un manque de
La hausse de la mortalité routière en 2014 (+ 3,5 %) résulterait, entre autres, d'un manque de "volonté politique"...


Ces derniers jours de chassé-croisé entre vacanciers sur le départ ou sur le retour, les médias grand public ont allègrement commenté un chiffre qui tombait fort à propos : celui de la hausse de la mortalité routière - + 3,5 % en 2014 - issu du bilan définitif rendu public de l'Observatoire national interministériel de sécurité routière. Il faut dire qu'après une décennie de décru, même le nombre de blessés (+ 3,5 %) et d'accidents corporels (+ 2,4 %) étaient en augmentation.

 

De quoi s'interroger sur les causes de ce rebond de tués et d'accidentés de la route qui jette une ombre sur l'objectif national d'atteindre moins de 2 000 tués liés à l'automobile d'ici 2020. Notre confrère le Journal du Dimanche s’est donc procuré une copie du rapport d'audit de la politique de sécurité routière en France réalisé en 2014 par l'Inspection générale de l'administration (IGA) sur demande de Manuel Valls et « resté dans les tiroirs »... 


On y lit une amorce d’explication, à savoir qu’il y aurait  "un manque de volonté politique", l’absence de « pilote dans l'avion et pas de vision de long terme », mais qu’au « regard des résultats de nos voisins, des progrès sont encore possibles", ou encore que « le pilotage au plan central de la politique de sécurité routière n'est pas suffisamment perçu. Le dispositif est dispersé entre de très nombreux acteurs y compris au sein de l'État. Lorsque le pilotage ne se situe pas au plus haut niveau de l'État, la responsabilité est diluée...".

Fiabiliser le système répressif

Il n’en fallait pas moins pour que l’Automobile Club Association, organisation apolitique représentant les usagers de la route et regroupant plus de 790 000 membres cotisants en France, réagisse. Pour Didier Bollecker, Président de l'ACA, cette " volonté politique" doit à présent reposer sur deux objectifs prioritaires :

 - Une démarche "qualité"

Il plaide pour une fiabilisation urgente de la chaîne de contrôle-sanction via l'amélioration de l’interconnexion des services de l’Etat. Nécessaire pour lui du fait de l’automatisation de la répression routière. "Tous les jours des usagers de la route se trouvent démunis face un système complexe et cloisonné entre différents services, notamment en cas de contestation, avec à la clé des dysfonctionnements comme des majorations injustifiées. Comment attendre un changement de comportement durable des automobilistes quand le système répressif leur apparaît comme une « grosse machine » face à laquelle se faire entendre relève du parcours du combattant ? "

- L’instauration d’une formation continue des conducteurs

L’ACA prend l'Autriche en exemple où les formations post-permis ont permis de réduire d'un tiers la mortalité des jeunes conducteurs, en quelques années seulement. "Le 'tout' répressif n’est pas la clé universelle de la sécurité routière. La formation continue des conducteurs a fait ses preuves chez certains de nos voisins européens ! Inspirons nous en pour une politique de sécurité routière durable portée par l'ensemble des acteurs de notre gouvernement "
 
 



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