Stratégie nationale de santé : les détails de la politique du gouvernement sur la santé

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Le gouvernement vient de dévoiler les principales orientations de la stratégie nationale de santé 2018-2022, suite à une concertation lancée à la fin de l’été par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.


Ministère des Solidarités et de la Santé

Top départ pour la stratégie nationale de santé : la « colonne vertébrale » du gouvernement sur la santé pour les cinq prochaines années a été présentée ce mercredi 20 décembre. Elle sera d’ici la fin de l’année officialisée via un décret signé de l’ensemble des ministres concernés, comme le prévoit la loi Santé de 2016.

Ce document, « inspiré du rapport remis par le Haut Conseil de la Santé Publique sur l’état de santé de la population », a également été enrichi via une consultation publique en ligne annoncée début novembre : plus de cinq mille contributions, « émanant aux deux tiers de professionnels et associations et pour un tiers d’usagers », ont été recensées.

Les quatre axes prioritaires de cette stratégie nationale de santé (SNDS), à lire ci-dessous, avaient été fixés lors de l’annonce de cette SNDS en septembre dernier : politique de promotion de la santé (incluant la prévention), lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, garantie de la qualité, la sécurité et la pertinence des prises en charge à chaque étape du parcours de santé et, enfin, innovation.

Vers des évolutions du reste à charge hospitalier

Quels points de cette SNDS vont concerner les assureurs complémentaires santé ? C'est surtout au sein du second item que se trouvent les principales informations à retenir. L'objectif de reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse est rappelé comme prévu à horizon 2022, s'accompagnant « d'un partage de la prise en charge entre assurance maladie obligatoire et complémentaire », même si les négociations sont déjà lancées sur ces postes de dépense.

Les modalités de détermination du reste à charge hospitalier, par ailleurs, devront évoluer « d'ici 2020 ». Un effort est également demandé aux professionnels de santé, le texte citant des dispositifs déjà existants comme les contrats de complémentaire santé responsables et les contrats de maîtrise tarifaire comme l'Optam et l'Optam-Co.

Sur la base de ce document, donc, on ne trouve pas de trace d'une promesse du candidat Macron que furent les contrats-types de complémentaire santé.

Du côté des droits sociaux, il est prévu de « lisser les effets de seuil de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) », le taux de non-recours à ce dispositif restant important - même si, depuis sa récente réforme, celui-ci est en diminution continue. D'un point de vue territorial, le développement de la télémédecine est là aussi rappelé, « en premier lieu des téléconsultations et les téléexpertises ».



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