Un accord pour préparer l'emploi de demain
Mots clés : - Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA),
- Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA),
- Formation,
- emplois,
- Dominique Orsal
Les organisations patronales et syndicales de l'assurance ont signé un accord qui renforce le rôle de la branche sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et incite l'entreprise à négocier sur ce sujet.
Au terme de deux ans de négociations, la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (Gema) et les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC et CGT ont conclu un accord de branche concernant la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et la formation continue.
L'objectif de ce texte, qui concerne 148 000 salariés, est de donner une impulsion nouvelle à la politique de branche en matière d'insertion professionnelle et de maintien dans l'emploi. « À travers cet accord, l'employabilité de la profession est renforcée du fait des mesures passées en matière d'intégration, de développpement des compétences, de gestion de carrière et de formation. Sur des thèmes importants que sont l'alternance, la formation et leurs financements, nous développerons le paritarisme », explique Yves Laqueille, président de la commission sociale à la FFSA.
À travers cet accord, l’employabilité de la profession est renforcée.
Yves Laqueille, président de la commission sociale à la FFSA
Le rôle de la Commission paritaire renforcé
Ce texte consolide notamment les moyens donnés à la Commission paritaire nationale de la formation professionnelle et de l'emploi (CPNFPE), qui de-vient du coup « la plaque tournante emploi/formation » de la branche.
Cette commission pourra notamment faire appel à l'Observatoire de l'emploi et des métiers de l'assurance (OEMA) pour des études sur l'emploi et la formation. Elle aura également la possibilité de formuler des recommandations aux entreprises sur ces questions, d'auditer les écoles et les universités partenaires de l'assurance (via un rapport annuel) et d'émettre des avis sur le contenu des formations.
« Cet accord pourra également servir de mode d'emploi lors de négociations d'entreprise », précise Dominique Orsal, secrétaire fédéral de la fédération CFDT banques et assurances. Concrètement, l'accord permettra de professionnaliser la formation (dont le budget minimal a été maintenu à 2,2% de la masse salariale) dans les sociétés du secteur, en les obligeant à présenter leurs principaux dispositifs en la matière aux salariés et en incitant les employeurs à créer des cellules RH traitant de la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Autre mesure importante, cet accord étendra les primes de diplômes aux inspecteurs, ainsi qu'aux salariés diplômés par l'intermédiaire du dispositif VAE. Enfin, le texte engage les partenaires sociaux à négocier un ensemble de mesures destinées à reconnaître la fonction de tuteur.
QUATRE AVANCÉES POUR LA BRANCHE
- L'affirmation du rôle des partenaires sociaux sur les besoins en compétences.
- Le développement d'actions en faveur de l'insertion professionnelle.
- Des incitations en faveur de la formation.
- Une meilleure coordination de l'offre de formation.








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