Université du Medef : Sarkozy tacle les partenaires sociaux

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Lors de l’Université du Medef, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy, candidats à la primaire des Républicains, ont défendu d’importantes réformes du droit du travail. Et tous les deux ont plaidé devant les chefs d'entreprise pour un allègement des normes.

Nicolas Sarkozy entend supprimer le principe de précaution de la Constitution s'il est élu à la présidentielle de 2017
Nicolas Sarkozy entend supprimer le principe de précaution de la Constitution s'il est élu à la présidentielle de 2017

Les groupes de protection sociale et leurs représentants sont toujours très présents à l’Université du Medef. L’édition 2016 n’échappe pas à la règle et leurs oreilles ont dû siffler, ce mercredi  31 août 2016. Invité à s’exprimer dans le cadre de la prochaine élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a vivement critiqué l’action des organisations patronales et syndicales en France. « Le paritarisme, c’est l’autre mot pour l’immobilisme. Plus on dialogue, moins on fait », a déclaré le candidat à la primaire des Républicains, qui a annoncé, dans la foulée, qu’en cas de victoire à la présidentielle, il supprimerait le monopole de présentation des syndicats au premier tour des élections professionnelles.
 

Privé et publiC, même calcul de la retraite


D’autres réformes majeures du droit du travail devraient intervenir très rapidement si l’ancien président de la République retrouvait l’Elysée : suppression de tous les seuils pour les entreprises de moins de 50 salariés, rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires, fixation du temps de travail hebdomadaire par chaque entreprise… Nicolas Sarkozy a plus rapidement abordé la protection sociale en promettant un alignement de la Fonction publique sur le privé pour le calcul de la retraite, à savoir la prise en compte des 25 meilleures années.
 

Supprimer le compte pénibilité


La refonte du droit du travail figure également au rang des priorités de Bruno Le Maire, autre candidat à la primaire des Républicains s’exprimant à l’Université du Medef. L’ancien ministre a défendu la création d’emplois « rebonds » qui permettraient de financer pour une durée limité un salarié en dessous du Smic « plutôt que de lui  verser une aide sociale » et entend supprimer le compte pénibilité et la possibilité de renouveler un CDD autant que l’entreprise le souhaite, « mais à chaque fois avec une augmentation de la prime de précarité ».

 

Trop de normes


Devant les chefs d’entreprise, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy ont également plaidé fortement pour la simplification et la réduction des normes. « Soyons souples », a déclaré le premier, en expliquant en substance qu’une petite entreprise ne pouvait pas être contrainte aux mêmes règles et normes qu’une société du CAC 40.  Et les deux candidats ont annoncé vouloir supprimer de la Constitution le principe de précaution, devenu le principe de l’interdiction, selon Nicolas Sarkozy.

 

 



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