Afer : le président Gérard Bekerman assigné en justice

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L'Afer continue à faire des remous à l'approche de son assemblée générale. Un ancien président demande la démission du président actuel Gérard Berkerman et l'assigne pour faute de gestion devant le TGI de Paris.

Une fois de plus, quelques semaines avant l'Assemblée générale de l'association d'épargnants Afer qui compte 710 000 adhérents, Gérard Berkerman, son président depuis 2007, est mis en cause.

faute de gestion

Pierre-Marie Guillon, ancien président de l'association de 2001 à 2003, a pu réunir au moins une centaine d'adhérents pour déposer une résolution devant l'Assemblée générale, qui se tiendra à Nice le 25 juin 2013, : il demande le renvoi de Gérard Bekerman. De plus, il l'assigne pour faute de gestion devant le Tribunal de grande instance de Paris et demande le remboursement de des indemnités qu'il a perçues en tant que président, estimées à 1,5 M€. « Nous espérons que cette annonce provoquera un électrochoc », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. 

"Non-assistance aux adhérents"

Dans le détail, Pierre-Marie Guillon reproche notamment à M. Bekerman une « non-assistance aux adhérents » du fait du désistement de l'Afer en tant que partie civile, avant le début du procès des deux fondateurs en 2006, Gérard Athias et André le Saux, reconnus coupables d'avoir détourné près de 130 M€.

De nombreuses résolutions de contestation

Il n'est pas le seul à remettre en cause la gouvernance de l'association. Ainsi, l'association SOS Principes Afer, dirigée par François Nocaudie, a également déposé une résolution demandant cette fois sur un « examen approfondi » pour juger le caractère licite ou non du rachat par Aviva du produit de l'infraction des anciens dirigeants. Un autre groupe d'adhérents, le « collectif des 9 000 adhérents », demande, lui, la fin des pouvoirs en blanc au président. C'est aussi l'un des griefs formulés par Pierre-Marie Guillon à l'égard de M. Bekerman.

Interrogé par l'AFP, M. Bekerman a indiqué qu'il n'y avait « rien de nouveau dans cette énième assignation » et que ses opposants « perdent leurs procédures judiciaires tout le temps ».



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