Agents généraux : la réglementation, facteur de transformation et d’inquiétude

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L'observatoire organisé par l'Argus avec Exton Consulting révèle les inquiétudes des agents généraux face aux évolutions réglementaires.

 

Comme tous les intermédiaires du secteur de l’assurance et de la finance, les agents généraux sont amenés à s’adapter aux évolutions réglementaires. Celles-ci modifient leur quotidien y compris les relations avec les clients et se révèlent source d’inquiétude ou de difficultés pratiques, comme en témoigne la centaine d’agents généraux interrogés par l’Argus dans le cadre de l’Observatoire organisé avec Exton Consulting.

Les changements induits par les évolutions réglementaires de ces dernières années (devoir de conseil, recueil des informations clients, traitement des réclamations, etc.) touchent en premier lieu l’organisation des agences (65% des répondants). Mais nombreux sont les agents indiquant avoir modifié leur approche commerciale (48%) voire même entretenir des relations différentes avec leurs clients (42%).

Des investissements pour se mettre en conformité

Pour se conformer à ce cadre en perpétuelle évolution, les agents s’appuient sur les procédures mises en place par leur compagnie (84% des répondants). Mais ils sont nombreux  à se tourner vers des tiers - Agéa, par exemple – pour s’équiper d’outils (52%), s’informer ou se former (42%). Certains font même auditer leur organisation (15%) ou sollicitent les conseils de juristes (12%).

A l’heure où l’Europe planche sur différents textes portant sur la distribution de produits financiers, les évolutions réglementaires constituent une source d’inquiétude pour près des deux tiers des agents interrogés (63%). «Mesures contraignantes», voire «excessives» ou «pénalisantes» ; «lourdeur administrative» ; «tâches chronophages» : les agents sont nombreux à faire part de leurs difficultés à concilier les obligations imposées avec leur travail de tous les jours.

Un formalisme qui pèse sur le développement de l'activité

Certains déplorent «le décalage entre les procédures à mettre en place et la taille de [ leurs ] entreprises» ou jugent contre-productif le formalisme entourant les relations avec les prospects et les assurés. «Trop de process tue la relation client», résume un agent. Sans parler du temps consacré aux formalités, qui «empiète sur le développement de l’activité

Dans un environnement de plus en plus codifié et contrôlé, certains agents interrogés prédisent une baisse de leur rémunération, voire des bouleversements plus importants. A terme, si le rythme législatif s'intensifie, estime l’un d’entre eux, il y a risque de «disparition de nombreuses structures que les clients apprécient au profit de grosses organisations

Retrouvez l'intégralité de l'étude et les témoignages des agents dans l'Argus n°7372 du 18 juillet 2014.



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