Agents généraux : les trois chantiers d'Agéa pour plus de proximité

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Si le rythme des travaux engagés par l’équipe élue, il y a un an, à la tête d’Agéa se maintient, agents généraux et syndicats de compagnies auront bientôt à leur service une organisation professionnelle transformée.

Comité directeur avec, de gauche à droite?: Yves-Alain Legrand, conseiller du comité directeur pour la communication, Laurant Boulangeat, président-adjoint, Patrick Évrard, président, Karine Mortaigne, présidente-adjointe, Bruno Pélissier, président-adjoint, Gilles Lepeytre, président-adjoint et Emmanuel Gaboriau, président-adjoint.
Comité directeur avec, de gauche à droite?: Yves-Alain Legrand, conseiller du comité directeur pour la communication, Laurant Boulangeat, président-adjoint, Patrick Évrard, président, Karine Mortaigne, présidente-adjointe, Bruno Pélissier, président-adjoint, Gilles Lepeytre, président-adjoint et Emmanuel Gaboriau, président-adjoint.
Agéa

Pas d’échafaudage sur la faça­de du siège d’Agéa situé dans le 14e arrondissement de Paris. Pourtant, la fédération nationale des syndicats d’agents généraux est bel et bien en travaux depuis les élections de 2015. Le président Patrick Évrard avec l’équipe qui l’entoure au sein du comité directeur et les groupes de travail ont, en effet, engagé des chantiers structurants. Comme l’évoquait en octobre 2015 le président d’Agéa dans les colonnes de L’Argus, il s’agit de simplifier l’organisation de la fédération, d’associer encore plus ses instan­ces dans les prises de décisions, de mieux accompagner les adhérents… bref de fédérer davantage, une nécessité à l’heure où l’environnement de la profession évolue en profondeur. Réglementation qui touche les agents ou influe sur la façon dont les compagnies pilotent leurs réseaux, modernisation des canaux de distribution, modification des attentes des consommateurs : autant de changements qui ont des conséquences sur le quotidien des agences. C’est pour mieux défen­dre la profession, mais aussi appor­ter des solutions concrètes que la fédération se doit de se réinventer.

Décrypter les textes pour mieux défendre les agents

En plus de la veille effectuée sur les évolutions réglementaires, le groupe de travail « intermédiation » piloté par Bruno Pélissier s’est lancé dans un décryptage des textes qui encadrent le métier d’agent général. Décret de 1996, convention nationale signée entre la FFSA et Agéa, accords contractuels négociés entre syndi­cats et compagnies, traités de nomination : bien souvent ces textes ne sont pas connus dans le détail et leur hiérarchie encore moins. Or, en cas de discussions sur les conditions d’exercice ou les modalités de rémunération comme cela est de plus en plus fréquent avec l’émergence du digital au sein des réseaux, leur méconnaissance peut s’avérer pénalisante. Avec l’appui d’une juriste de la fédération, le groupe de travail a élaboré plusieurs notes de synthèse correspondant à des problématiques générales et à des cas concrets (opposabilité d’un accord, droits de reprise à verser lors de la nomination, etc.) Mission : apporter des répon­ses aux questions que peuvent se poser individuellement les agents, mais aussi les syndicats dans leurs relations avec les compagnies.

  • 11 957 Le nombre d’agents généraux en exercice en France.
  • 63 % Le taux d’adhésion à la fédération.
  • 286 000 € Le chiffre d’affaires moyen d’une agence.

Prendre du recul par rapport au digital

Autre sujet d’attention : le devenir du métier à l’ère du digital, un thème exploré par le groupe de travail animé par Pascal Chapelon, président de Réussir, le syndicat des agents Axa. Sa mission a débu­té par un inventaire des prati­ques et des outils existant au sein des réseaux. Des rencontres avec des agents récemment nommés ont ensuite été organisées « pour comprendre leur vision du métier ». Cet état des lieux se poursuit avec le lancement d’une étude auprès des adhérents dont les résultats seront présentés en octobre. « L’objectif est de savoir, par exemple, si le digital permet d’améliorer la productivité et d’accroître les apports nets de contrats, et comment s’organiser pour cela », précise Pascal Chapelon. Des compagnies ont déjà fait évoluer leur modèle plusieurs fois, il est nécessaire selon lui de prendre du recul sur ces différentes initiatives. Autre projet amorcé : des rencontres avec des start-up afin d’identifier des outils pouvant être utiles aux agents. « Si les compagnies n’investissent pas suffisamment dans de nouveaux outils pour leur réseau, peut-être devrons-nous les fournir, la question pourra se poser un jour », selon Pascal Chapelon.

Une fédération mille-feuilles

  • Agéa fédère 15 syndicats de sociétés, 21 chambres régionales et une centaine de chambres locales. Les agents adhèrent à ces trois structures qui sont affiliées à la fédération.
  • La gouvernance d’Agéa est assurée par le comité directeur dont les membres sont élus pour trois ans, le bureau exécutif (comité directeur, dix présidents de syndicats de sociétés, deux présidents de région et des personnes qualifiées) et le conseil fédéral (comité directeur, bureau exécutif et autres présidents de région). À ces instances de décision s’ajoutent des commissions telles que le Comité supérieur de suivi des accords (CCSA).
  • Agéa abrite plusieurs organisations satellites : GEIA (syndicat dédié au courtage accessoire), Agéa Formation, Agéa Promotion (prestations commerciales), Praga (prévoyance et retraite des agents) et Cavamac (retraite des agents). 

Simplifier l’architecture de la fédération

En parallèle, la fédération a lancé des réflexions sur la simplification de ses structures. Le groupe de travail qui se consacre à cette mission, piloté par Emmanuel Gaboriau, président-adjoint d’Agéa, a commencé à esquisser un schéma d’organisation coïncidant avec la nouvelle carte des régions en France. Cette reconfiguration aura des incidences sur les chambres régionales dont le nombre sera réduit à douze, mais aussi sur les chambres locales. Parmi ces dernières, certaines sont aujourd’hui très actives, d’autres en « déshérence ». Une des hypothèses serait de renforcer l’organisation des régions en leur permettant par exemple de recruter un permanent et d’alléger celle des structures locales pour en faire de simples circonscriptions alors qu’elles ont aujourd’hui une existence juridique. « Rien n’est figé à ce stade, rappelle Patrick Évrard, président d’Agéa, mais mon objectif est de soumettre au vote une réforme statutaire en juin 2017. » Autre projet annoncé : l’ouverture de l’assemblée générale annuelle à l’ensemble des syndicats et membres de bureaux localement.


Bruno Pelissier

Bruno Pelissier

Président de L’Orias

Bruno Pelissier est né le 13 mai 1968 à Aix-en-Provence. 1984 : Études au lycée Marseilleveyre à Marseille. 1991 : Brevet de technicien supérieur (BTS) du Lycée général et [...]

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article extrait de l’argus de l’assurance

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