Assurance emprunteur : BNP Paribas Cardif fait une nouvelle offre à la victime du Bataclan

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Le 10 février dernier, nos confrères de France 5 révélaient que l’assureur BNP Paribas Cardif avait refusé de couvrir une victime du Bataclan en assurance emprunteur en raison d’un stress post-traumatique. Les deux parties ont finalement trouvé un accord.

Une victime de l’attentat du Bataclan s’est confiée au Magazine de la santé sur France 5 ce mercredi 10 février 2016, indiquant que son assurance emprunteur lui avait été refusée en raison du stress post-traumatique lié à l’attentat de novembre 2015. En haut de la lettre présentée par nos confrères, le nom du courtier CBP et celui de l’assureur BNP Paribas Cardif. L’auteur du courrier, le médecin conseil, se trouve sous « la responsabilité de l’assureur », nous indique CBP.

UN état de stress post-traumatique

Ce médecin a reçu un questionnaire de santé indiquant un arrêt de travail d’un mois, à la suite de l’attentat, la mise en place d’un mi-temps thérapeutique et le suivi par un psychologue spécialisé. Il explique en retour : « La décision qui vous a été notifiée, prise dans le cadre de ce contrat, est motivée par l’état de stress post-traumatique que vous avez connu, suite aux attentats de Paris. » Puis il précise qu’il s’agit d’un « ajournement jusqu’en mai 2016 ». L’assureur BNP Paribas Cardif n’a pas souhaité s’exprimer sur cette formulation.

Convention AERAS et médiation

La lettre du praticien ajoute ensuite : « Si vous pensez que les mécanismes de la convention AREAS, tels qu’ils sont décrits dans le texte de la convention, n’ont pas correctement fonctionné, vous pouvez écrire à la Commission de la médiation, à l‘adresse suivante (…). En revanche, cette commission n’est pas compétente pour se prononcer sur les limitations et les exclusions de garantie, sur le niveau de la prime ou de la surprime d’assurance qui relèvent de la politique commerciale de l’assureur, ni sur la décision et les conditions d’attribution du crédit qui relèvent de la responsabilité de la banque. »

BNP Paribas Cardif a indiqué à l’Argus qu’une « nouvelle proposition avait été proposée à l’emprunteur mercredi matin et que la jeune femme avait depuis accepté ». Ce fait révèle l'arbitrage parfois délicat à opérer chez les assureurs entre risques techniques et risques de réputation...

 



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