Assurance emprunteur : «Seulement 15% des demandes de délégations motivées par la loi Hamon»

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Meilleurtaux.com dresse un bilan de loi Hamon en assurance emprunteur. Pour le courtier, la faculté de résiliation de l’assurance emprunteur dans les douze mois après l’offre de prêt est encore peu utilisée.

Hervé Hatt, Président de meilleurtaux.com
Hervé Hatt, Président de meilleurtaux.com
laetitia duarte

La présentation du 22e observatoire du crédit immobilier a été l’occasion pour le courtier meilleur taux.com de faire un bilan sur la loi Hamon. Pour rappel, ce texte offre la possibilité aux emprunteurs de changer d’assurance de prêt dans le délai d’un an suivant l’offre de prêt, à la condition que l’assurance choisie présente une équivalence de garanties.

La loi Hamon encore méconnue

Mais dans les faits, délier son assurance de son crédit reste compliqué, selon meilleurtaux.com. « En 2015, la demande pour un changement d’assurance sur un prêt octroyé depuis moins de 12 mois (Loi Hamon) ne concerne que 15% des demandes » annonce Hervé Hatt, son président. Plusieurs raisons à cela : «une méconnaissance du dispositif, la réticence de certains établissements bancaires et la faiblesse des taux des crédits qui fait oublier le tarif de l’assurance, sans parler de la peur de la complexité administrative » explique Maël Bernier, directrice de la communication.

Des économies non négligeables

Pourtant, une assurance déléguée peut faire faire des économies aux emprunteurs selon le courtier, qui cite l’exemple, d’un profil jeune moins de 35 ans qui fait un emprunt sur 20 ans de 200 000 €. Le tarif avec une assurance groupe est de 60 €/mois et 14 400 € sur la totalité du prêt contre 16,67 €/mois et 4 000 € sur la totalité du prêt avec une assurance déléguée, soit un delta de 43 €/mois et plus de 10 000 € sur la totalité du prêt. Pour Maël Bernier, « le choix d’une assurance emprunteur par délégation s’avère encore compliqué dans les faits, car les emprunteurs restent trop souvent focalisés sur le taux du crédit uniquement et nous constatons un traitement bancaire différent selon les établissements avec des refus encore mal motivés ou sans explication ».



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