Jérémy Sebag (CSCA) : « Le courtier ne doit pas être identifié comme un producteur »

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Etoffée depuis sa mise en place en octobre 2015 et présidée par Jérémy Sebag (SPVIE), la Commission du courtage grossiste de la Chambre Syndicale des Courtiers d’Assurances (CSCA) a établi sa feuille de route 2017. Y figure, dans la perspective de DDA, une définition de l’activité du courtier grossiste qui le range dans la catégorie distributeur versus producteur.

Jérémy Sebag préside la commission courtage grossiste de la CSCA
Jérémy Sebag préside la commission courtage grossiste de la CSCA

Suite au départ du syndicat 10 fin septembre 2015 (ayant donné lieu à la création du syndicat dissident Planète Courtier), la CSCA a mis en place une commission courtage grossiste confiée à Jérémy Sebag, président de SPVIE. Bilan : si les grands noms du courtage grossiste officient chez Planète Courtier, cette jeune cellule fédère aujourd’hui près de 30 cabinets représentant environ 1 600 collaborateurs pour plus de 155 M€ de chiffre d’affaires. « La Commission technique du courtage grossiste prend son envol », affirme ainsi la Chambre syndicale.

Constitution de groupes de travail

Premiers chantiers effectués : constituer plusieurs groupes de travail afin de traiter différentes thématiques. Un premier groupe, animé par Yoann Chéry, président du groupe Leader souscription, travaille à l’élaboration d’un Label CSCA pour les courtiers grossistes. Un second groupe, mené par Julien Lesser, secrétaire général du groupe Solly Azar, a déjà réfléchi à une définition de l’activité du courtier grossiste. Objectif : mettre en exergue les spécificités de cette activité par rapport à celle de courtage traditionnel afin d’en faire reconnaître les caractéristiques particulières dans le domaine de l’intermédiation à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Lors des dernier rendez-vous de l'association Roam, le 26 janvier dernier, Bernard Delas, vice-président de l'ACPR, évoquait, en effet, dans le cadre de la Directive Distribution d’Assurances (DDA) à venir la nécessité de « différencier les métiers les uns par rapport aux autres ».

Courtier grossiste, qui es-tu ?

La définition retenue par le CSCA est donc la suivante : « le courtier grossiste met à la disposition d’un réseau d’intermédiaires indépendants qu’il anime des solutions d’assurances portées par des assureurs qui peuvent lui accorder des délégations de souscription et/ou de gestion ». L’idée ? Valider la position que défend la CSCA dans le cadre de la transposition de la Directive afin que les courtiers grossistes ne soient pas considérés par principe comme concepteurs de produits d’assurance au même titre que les porteurs de risques que sont les assureurs. Ceci leur imposerait, vis-à-vis de la règlementation sur la surveillance et la gouvernance des produits (POG), des contraintes et responsabilités jugées trop lourdes. « Cette définition pourrait être chartée… », espère ainsi Jérémy Sebag.

Feuille de route 2017

Au-delà des travaux de ces deux groupes majeurs (la commission dispose aussi de sous-groupes assurances de personnes, IARD, assurance vie, collectif, entreprise,…) l'entité a défini une feuille de route pour l’exercice 2017 dont les objectifs seront :

 

  • D’apporter au courtier de proximité de la pédagogie sur la transposition de la DDA,
  • D’appréhender et d’accompagner les courtiers de proximité sur les conséquences des mouvements de concentration des acteurs de l’assurance,
  • D’aborder le sujet de la transformation digitale d’un cabinet de courtier de proximité.

« 15 mois après son lancement, les courtiers grossistes trouvent une réelle représentativité au sein de la CSCA, affirme Jérémy Sebag. Les sujets sont nombreux et passionnants avec l’appui de notre Conseil National, nous faisons évoluer notre profession au profit de tous les courtiers de proximité français ».



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