L’assurance chômage des dirigeants reste une question taboue

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April santé-prévoyance a dévoilé son premier observatoire des pros. Cette étude, réalisée avec l’Ifop, a permis au courtier de constater que seuls 18% des chefs d’entreprise conscients de ne pas être couverts par Pole Emploi seraient prêts à souscrire une assurance privée.

Neuf chefs d’entreprise sur dix savent qu’ils ne bénéficieront pas de l’assurance chômage Pôle Emploi (sauf en cas de contrat de travail caractérisé par l’exercice de tâches techniques). Pourtant ils ne sont que 19% à se dire prêts à souscrire une assurance privée.

Les principaux freins, selon l’observatoire Ifop/April, sont le prix (39%) et le manque d’information (19%), avant la proximité de l’âge de la retraite, une épargne et un patrimoine suffisants ou la certitude de retrouver rapidement une activité ou un emploi. Roger Mainguy , directeur général d’April Santé-Prévoyance ajoute à cette liste le caractère tabou de la question du chômage pour un entrepreneur. « On aborde une question qui n’est pas naturellement soulevée par les dirigeants, explique-t-il. Un peu comme lorsqu’on parle de décès ».

La problématique de la souscription

Pourtant l’observatoire, basé sur le sondage de 401 dirigeants d'entreprise de moins de 20 salariés et d'un échantillon complémentaire de 53 entrepreneurs ayant connu le chômage, montre que la crainte est présente, notamment dans le secteur du BTP, où un dirigeant sur deux redoute le chômage, et dans le commerce (46%). Les jeunes chefs d’entreprise, à la tête d’une société créée il y a entre trois et cinq ans sont 36% à reconnaître craindre le chômage. Et cette inquiétude n’est pas vécue à la même intensité entre Paris et la province : 74% des dirigeants de la région parisienne ne la considèrent pas comme une préoccupation importante.



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