La signature électronique, levier de transformation des courtiers

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Point d’orgue d’un parcours 100% digitalisé, la signature électronique fait florès chez les courtiers. Retours d’expérience de FMA Assurances et de +Simple.

Signer 1000 pages de documentation assurantielle : bientôt de l'histoire ancienne ?
Signer 1000 pages de documentation assurantielle : bientôt de l'histoire ancienne ?
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Aboutissement du parcours numérique des clients et élément constitutif d’une dématérialisation productive pour les sociétés d’assurance, la signature électronique se doit d’être simple, sécurisée et légale. En pratique, les clients reçoivent généralement un e-mail avec un lien dédié par lequel ils déroulent l’ensemble des documents présentés en PDF. Après réception d’un code à 6 chiffres sur leur mobile par SMS, ces futurs assurés les saisissent et cette action vaut vraie signature.

Eric Chevalier, directeur associé de YouSign, éditeur français de logiciel et tiers de confiance certifiés dans ce domaine qui travaille avec une trentaine de clients dans le secteur de l’assurance, confirme : « pour la souscription, mais aussi l’assurance-vie et la déclaration de sinistres, la demande explose, les assureurs et les courtiers ont compris qu’il ne suffit pas de scanner un document pour qu’il soit numérique et exigent des solutions qui garantissent l’identité du signataire ».

Valeur ajoutée pour les courtiers

A la clé : un service efficace pour l’internaute, des gains de productivité dans les process de gestion et des dossiers plus complets. « C’est un levier de transformation fort de notre activité », confie Morgan Cygler, responsable Opérations & systèmes d’information du courtier FMA assurances. Selon lui, pour bien intégrer la signature électronique, il est primordial d’analyser le processus de départ avec minutie, notamment si cela touche un parcours client. « Aujourd’hui, je constate que les entreprises sont dans une logique de coût et non pas dans une logique de service rendu à l’utilisateur, alors que c’est là que réside sa vraie valeur », alerte ce spécialiste qui a constaté chez FMA Assurances une nette amélioration de la qualité des dossiers de souscriptions. Les clients seraient, en effet, plus facilement incités à rassembler toutes les pièces constitutives dans un processus en ligne. Le coût unitaire d’un contrat a également nettement baissé grâce à cette dématérialisation et la fin de l'affranchissement et le courtier observe un traitement plus rapide des dossiers.

Révision digitale du modèle

Même écho chez +Simple, nouveau courtier en ligne, créé en 2015 avec l’idée d’opérer une révision digitale du métier. « Mon but consiste à simplifier l’accès à l’assurance (ndlr : santé, individuelle, collective, RC, bureaux, garantie du dirigeant…) pour les patrons de TPE à qui il suffit de rentrer leur n° de Siret pour recevoir une proposition sur-mesure puis signer leurs contrats en ligne, témoigne Eric Mignot, ex-dirigeant de Boursorama qui se souvient qu’en 2005, le sujet de la signature électronique était déjà sur la table. Nous offrons ensuite à nos assurés des coffres-forts électroniques ». Grâce à une technologie API (application programmatique ouverte), sa plateforme communique avec celle de sa start-up prestataire qui peut effectuer une vérification de l’identité du signataire. La certification 102-042 est gage de sérieux et la certification 101-456 offre la sécurité d’un face à face.

Une nouvelle relation client

En deux ans, +Simple a fait signer en ligne plus de 4000 clients pros. « D’autres acteurs de l’assurance s’arrêtent au devis, ce qui peut être frustrant pour le client », estime Eric Mignot, partenaire de mutuelles, IP, bancassureurs et compagnies qui apprécient, à l’entendre, de lui déléguer l’automatisation high-tech de la souscription et de la gestion de leurs contrats. « Les assureurs trouvent que nous inventons un nouveau modèle », affirme Eric Mignot, qui s’auto-définit comme un « obsédé de la relation client ». Au lieu de répondre à 300 questions et de signer 1000 pages reçues à domicile, ses clients cochent 10 cases sur le site, signent électroniquement et payent en ligne. « Nous avons automatisé l'exploitation des données publiques et comme l'entrée s'effectue par le métier pratiqué par nos clients, avec leur nom, nous possédons déjà de nombreux renseignements qu'ils n'ont plus à donner», précise Anthony Jouannau, co-associé de +Simple.fr.



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