Etude Aon : « Le risque d’un conflit entre Etats atteint un niveau inégalé depuis la guerre froide »

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Aon vient de publier sa carte 2018, intitulée « Risques politiques et terrorisme », évaluant trois sortes de risques (politiques, violences politiques, terrorisme) à travers le monde.

 17 pays ont vu leur niveau de risques de violences politiques et de terrorisme augmenter, tandis que 6 ont vu le niveau de ces risques diminuer.
17 pays ont vu leur niveau de risques de violences politiques et de terrorisme augmenter, tandis que 6 ont vu le niveau de ces risques diminuer.

Selon l'étude à partir de laquelle Aon a élaboré cette carte 2018, 33% des pays pris en compte sont exposés aux risques d’insurrection, de guerre, de coup d’Etat (risques de violences politiques), 40% aux risques de terrorisme, 60% aux risques de mouvements populaires (risques politiques).

les risques de violences politiques et de terrorisme augmentent dans 17 pays

Par rapport à la précédente étude, 17 pays ont vu leurs risques (classés en cinq niveaux, de négligeable à important) de violences politiques et de terrorisme augmenter tandis que 6 pays ont vu ces risques diminuer. « Plusieurs raisons expliquent que les risques de violences politiques connaissent une tendance globalement à la hausse, notamment les tensions géopolitiques mondiales et l’affaiblissement du modèle de démocraties libérales. Celles-ci sont confrontées à des difficultés politiques, économiques, sociales, ainsi qu’à une incapacité à trouver un consensus sur la stratégie à adopter face à des menaces plus globales (...) La probabilité d’un conflit entre Etats, pouvant même impliquer des puissances de premier plan, atteint des niveaux inégalés depuis la guerre froide », note Aon.

"le nombre d'attaques terroristes a plus que doublé dans les pays occidentaux" 

« Dans les pays occidentaux, le nombre d’attaques terroristes a plus que doublé entre 2016 et 2017 (de 96 à 204) mais le nombre de victimes est resté stable (1092 en 2017) en raison d’un mode opératoire plus individualisé, et donc plus difficile à combattre (…) Un certain nombre de zones de guerre servent encore de foyers au terrorisme international. Malgré tout, la menace que peut représenter le groupe Etat Islamique semble s’atténuer (...) C'est la troisième année consécutive que davantage de pays voient leur niveau de risques de violences politiques et de terrorisme augmenter plutôt que diminuer », précise par ailleurs le courtier en assurances. 

les risques politiques augmentent dans 11 pays

Concernant les risques politiques, que Aon distingue des risques de violence politique, le niveau a augmenté dans 11 pays par rapport à l'an dernier. « Des phénomènes tels que le changement climatiques et les chocs sur les marchés des matières premières menacent les budget des Etats, déjà largement fragilisés par les prix bas des dernières années, et exacerbent les interruptions dans les chaînes d’approvisionnement », explique cette étude.

Cette étude et cette carte, actualisées en ligne tout au long de l’année, s’intéressent par ailleurs à l’évolution des risques de nombreuses zones géographiques (par exemple, Turquie, Philippine, Chine, Amérique latine, Moyen-Orient, Iran, Afrique, Royaume-Uni, Etats-Unis), ainsi qu’à certaines situations particulières dans ces zones géographiques (comme le Brexit au Royaume-Uni ou les mesures protectionnistes en matière de commerce annoncées par le président des Etats-Unis, Donald Trump).

 



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