Assurance collective santé

Jean-Luc Vidal, Snagan : « Ideogan doit permettre aux agents de gagner en agilité »

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Elu président du syndicat des agents Gan Assurances (Snagan) en juin 2016, Jean-Luc Vidal fait le point sur le vaste chantier orchestré par la compagnie pour moderniser son réseau de distribution. Un projet qui va dans le bon sens, selon lui, mais qui devra être mené en toute transparence avec le syndicat.

Jean-Luc Vidal a été élu président du Snagan, en juin 2016
Jean-Luc Vidal a été élu président du Snagan, en juin 2016
INTERVIEW  

L’Argus de l’assurance : Vous avez été élu à la présidence du Snagan en juin 2016. Comment a débuté votre mandat ?

Jean-Luc Vidal : Nous venons de réunir en séminaire toutes les personnes impliquées dans le Snagan : élus au niveau national et au niveau régional, responsables de groupes de travail, etc. Sur la centaine de personnes concernées, plus de 80 étaient présentes. Cette équipe un peu plus étoffée que la précédente est structurée de façon à participer aux projets de Gan Assurances qui concernent le réseau – Ideogan notamment - , à tenir les agents informés et à être à l’écoute du terrain, en particulier des nouveaux entrants dans la profession. Ils sont une soixantaine chaque année.

En quoi consiste exactement Ideogan ?

Ce projet qui a débuté en 2015 et s’achèvera en 2019 préfigure ce que sera l’agent Gan de demain. C’est un chantier d’envergure parce qu’il conduit à repenser tous les produits, tous leurs process – souscription, encaissement, etc. - et tous les outils destinés au réseau. L’objectif final est de disposer d’une chaîne de commercialisation et de gestion unique quel que soit le mode d’interaction choisi par le client. Qu’il s’assure en ligne ou dans une agence, il aura accès aux mêmes contrats qui seront souscrits et gérés avec un seul outil. C’est un projet qui va dans le bon sens, mais qu’il nous faut suivre avec attention au quotidien.

Pourquoi ?

Pour que ce projet apporte véritablement un nouveau souffle au réseau, il est impératif qu’il se traduise par de la fluidité dans les opérations, qu’il permette aux agents de gagner en agilité tout en renforçant leur capacité de décision et d’engagement vis-à-vis du client. Etre réactif et force de proposition face à un client que ce soit au moment de proposer une garantie ou de gérer un sinistre c’est ce qui fait la spécificité d’un agent général par rapport à d’autres réseaux. Il ne faudrait pas qu’Ideogan détruise cette identité. Nous y veillerons. Les directions de Groupama et de Gan Assurances nous ont réaffirmé l’importance des agents généraux, mais il faudra continuer à avancer en toute confiance, ce qui veut dire avoir une vision claire des choix qui seront faits tout au long du projet.

« Le niveau de rémunération des agents est aujourd'hui raisonnable... »

http://evenements.infopro-digital.com/argus/conference-assurance-digitale-et-experience-client-2016-5497L’intégration d’Internet dans les réseaux d’agents se traduit souvent par des baisses de commissions ou par une redistribution des charges. Est-ce au programme chez Gan Assurances ?

Le niveau de rémunération des agents est aujourd’hui raisonnable. Il n’y pas de raison que cela change.

Sur le marché des professionnels et des entreprises, comment se décline Ideogan ?

Le principe est de permettre aux agents de se spécialiser sur certains risques et de leur laisser de la latitude, en matière de souscription notamment, sur les risques qu’ils maîtrisent. A chaque agent de choisir de se spécialiser ou non selon la typologie de son agence. Ceux qui ne disposent pas des compétences doivent pouvoir bénéficier d’un appui de qualité en matière de souscription. Ce qui fait la différence sur le marché des professionnels et des entreprises, c’est l’agilité et la qualité.

Quelles conséquences a eu la généralisation de la complémentaire santé sur le réseau ?

Le réseau a perdu des contrats en santé individuelle mais moins, à ce jour, que ce qui avait été anticipé. En collective, les performances commerciales sont bonnes : près de 40 000 contrats ont été vendus par les agents généraux. Le réseau a pu se préparer en amont : très tôt, nous avons eu accès à une offre adaptée, à des formations et à des outils pour réaliser la tarification, la souscription ainsi que l’édition des attestations de tiers payant en agence. Sur le plan commercial, c’est une réussite, mais le point noir c’est que les services de gestion de la compagnie n’ont pas suivi le rythme, d’où des erreurs d’affiliations, des retards de remboursement… La situation s’améliore aujourd’hui mais ce n’est pas encore idéal.

Groupama est sorti d’une période difficile qui a eu des incidences sur Gan Assurances et sur les agents généraux. La situation vous semble-t-elle stabilisée ?

Lors du dernier congrès du Snagan, la direction a fait savoir que les résultats techniques de Gan Assurances étaient insuffisants. Le ratio combiné fin 2015 se situerait autour de 103%. Mais les agents généraux ne sont pas responsables de ces mauvaises performances. Elles sont liées à des successions de sinistres graves, des problèmes de provisionnement, un faible exercice des recours et des programmes de réassurance mal adaptés qui ont, d’ailleurs, été revus depuis. Autant d’éléments sur lesquels les agents n’ont pas la main.

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