La CSCA démarre 2017 en ordre de marche

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Nouveaux locaux, site Internet et partenariats : la Chambre syndicale des courtiers d’assurances (CSCA) se pare d’atouts modernes et efficaces pour accompagner ses 700 cabinets de courtage adhérents dans un environnement d’affaires ultra-règlementé.

Bertrand de Surmont, président de la CSCA depuis mars 2016
Bertrand de Surmont, président de la CSCA depuis mars 2016
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Depuis sa première prise de parole médiatique, en mars 2016, Bertrand de Surmont, président de la CSCA, a finalisé, en 9 mois, la construction d’un beau bébé, désormais localisé rue Auber à Paris, détenteur d’un nouveau site Internet vitrine, et plus que jamais tourné vers le service à ses 700 cabinets de courtage adhérents. « Le 31 décembre 2015, au comptage administratif nécessaire à assurer notre représentativité, nous avions 600 adhérents, déclare Arnaud Gauvrit, trésorier de la chambre. Aujourd’hui, nous en avons plus de 700 ».

Une instance nationale tournée vers la proximité et les services

Instance nationale unique depuis mars 2016 et non patchwork de 8 chambres régionales, la CSCA a vécu une année de « construction », dixit son président. Une reconstruction même qui se lit sur écran lors de la découverte du nouveau site de l’organisation. Un espace par région, un flot d’actualité sur les réseaux sociaux, un webzine informatif, une mise en avant des combats de ce représentant de l’intermédiation (Priip’s, prélèvement à la source…) : la CSCA fait sa mue digitale.

Mais aussi opérationnelle. Elle a, en effet, noué des partenariats avec Astrée Consultants sur le pack conformité. L’adhérent obtient une visite assimilable à un contrôle technique de la compliance. Et en cas de contre-visite, son prix est remboursé (environ 350€) au profit de la facturation d’un audit poussé et d’un audit post-contrôle (environ 1800€).Une étape de plus en plus indispensable pour qui veut structurer son cabinet de courtage. Ensuite, le syndicat a bâti avec CGPA une RC Pro dédiée aux courtiers de taille modeste (pour les poids lourds, un accord historique se maintient avec Allianz). Enfin, la CSCA propose une protection juridique négociée avec CFDP et des formations avec AF2A. « C'est un bouquet de services », insiste Philippe Saby, vice-président communication, numérique et services aux adhérents de l’organisation.

Une CSCA, quatre pôles

L’organisation est désormais structurée en quatre grands pôles :

. Les services aux adhérents : axé sur la valeur ajoutée apportée aux cabinets membres et surtout sur la chasse aux non-adhérents, ce département vise « un doublement du nombre d’adhérents d’ici à la fin de l’année, chaque courtier étant encouragé à en parrainer un autre », rapporte Bertrand de Surmont qui ajoute « c’est compliqué, encore, de faire adhérer les courtiers alors même que les pesanteurs du règlementaire sont sans précédent et que les nuages s’amoncellent sur notre profession ».

. Le juridique : service phare qui aiguille au quotidien les courtiers dans leurs problématiques métier et administratives, associé à un sous-pôle « droit social ».

. La communication et les partenariats : forfaitisé 240€ auxquels s’ajoutent une grille dépendante du chiffre d’affaires et du nombre de collaborateurs (+50€, également, pour l’accès au Webzine, le magazine en ligne), le prix de l’adhésion ne suffit pas à faire vivre l’organisation. D’où ce département.

. L’administration et la finance : depuis la fusion, la gestion nationale est centralisée.

2017, année politique

Sur la base de ce socle, l’entité déploie ses ailes. Cette année, elle a mis en place un think tank présidé par l’économiste Nicolas Bouzou. « C’est un outil d’alerte, d’approche des équipes électorales dans le cadre de la présidentielle », explique Christophe Hautbourg, délégué général de la CSCA. Un livre blanc serait en construction, l’organisation faisant sienne les enjeux de l’évolution de l’assurance et de l’intermédiation dans les 10 années à venir. « Entre les clauses de désignation, saison 3, et le prélèvement à la source sur lequel nous alertons le ministère des finances car il y aurait des conséquences sur les contrats de retraite par capitalisation, nous défendons haut et fort  les sujets législatifs et règlementaires », souligne Bertrand de Surmont qui lève les yeux au ciel concernant la directive sur la distribution d’assurance (DDA). « Cela va nous occuper en 2017 avec un calendrier très court et très contraint », ajoute-t-il. Sa hantise ? La remise en cause des commissions et le fait que le courtage soit contraint de supporter des coûts de réorganisation exorbitants. Côté Solva 2, le combat porte sur les conventions de courtage.  « Les négociations sont ouvertes avec la Fédération Française de l’assurance (FFA) », glisse le président.

La paix avec Planète Courtier ?

Sur le front interne à la profession, si le départ du syndicat 10 et la création d’un syndicat concurrent, Planète Courtier, a fait perdre une centaine d’adhérents à la chambre, l’heure est à la paix des divorcés. « La représentation de la profession doit être unique, je rencontre souvent Laurent Ouazana (ndlr : président de Planète Courtier) et après que cette scission ait fait couler de l’eau sous les ponts, un re-rapprochement est envisagé, mais il faut du temps », confie Bertrand de Surmont qui entend aussi accroitre le poids de la profession en obtenant le ralliement de branches comme, par exemple, les experts. Aujourd’hui, ses adhérents représentent 15000 salariés, soit la moitié du marché.

 

 



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