JDC 2015

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Quand les courtiers murmurent à l’oreille des chefs d’entreprise… (JDC 2015)

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Gérer les (nouveaux) risques des TPE, PME et ETI constitue une opportunité à la fois commerciale et relationnelle pour les courtiers. Car les chefs d’entreprises ont, plus que jamais, besoin d’un partenaire à qui confier les clés de leur sécurité.

Le chef d'entreprise veut
Le chef d'entreprise veut "son" courtier-assureur

 Il y a d’abord l’économie en repli avec un niveau de marges des PME et des TPE de 24 % en France contre 42 % en Allemagne* ou encore une inquiétante résurgence à la hausse des délais de paiement. Ensuite se sont greffés sur cette crise au long cours de nouveaux risques tel le 'cyber' ou 'l’arnaque au président' incitant un nombre croissant de PME à rechercher désormais l’appui d’un conseil. Soit un rôle de sachant que peut parfaitement personnifier le courtier.

Les entrepreneurs ont besoin d'aides

Selon leur taille, leurs implantations et les ramifications de leur business, les entreprises ont besoin d’une couverture assurantielle sur-mesure. Une évidence, somme toute, assez récente : « Les entrepreneurs ont la tête dans le guidon depuis 2008 ! Ils sont centrés sur la survie de leur affaire car la tempête est loin d’être stabilisée et leur seule obsession tourne autour de l’excellence opérationnelle. Mais dans ce contexte, ils ont justement besoin d’être aidés... », a expliqué Thibault Lanxade, vice-président en charge des TPE-PME au Medef lors d’une conférence plénière organisée par l’Argus de l’assurance aux Journées du courtage, le 16 septembre 2015.

identifier et évaluer l'ensemble des risques

Confirmation auprès de Xavier Dessaigne, dirigeant de plusieurs petites entreprises en Alsace et président de Rezo, un réseau de recommandations d'affaires qui réunit une quarantaine d’entrepreneurs locaux : « Les chefs d’entreprise ont besoin de se recentrer sur leur cœur de métier et donc de s’appuyer sur un partenaire. » Dans son métier, il est amené à organiser de nombreux événements professionnels et privés. Son courtier qui intervient au sein de Rezo lui a, entre autres, fait prendre conscience de l’importance d’assurer ses manifestations. « J’ai réalisé l'ampleur des risques que je prenais », a t-il confié.

Les PME ont besoin de simplicité

Le relais de croissance, pour un courtier, de la gestion des risques des entreprises ne fait donc guère doute... « Les PME ont besoin de simplicité, notamment dans le reporting, mais veulent et doivent bénéficier du même traitement qu'en matière de grands risques », réagit Stanislas Chapron, président du directoire et directeur général exécutif de Marsh France, membre du comité exécutif de Marsh Europe et de Marsh International, mais aussi président Grandes Entreprises et Risk Solutions de Marsh Europe Continentale et membre du President's Council de Marsh.

Un grand courtage plus présent en région

Pour ce grand courtier, l’alliance de la proximité, via un positionnement en association avec des acteurs locaux, et de la puissance d’un courtier mondial prend, dans ce cadre, une vraie valeur. D’ailleurs, sondé durant le débat, l’auditoire du salon composé de 300 professionnels du courtage, a estimé à 69 % que le grand courtage devait développer sa présence en région.

Comme elles traitent avec un commissaire aux comptes ou un banquier, les entreprises apprécieraient d’être appuyées par un courtier-assureur, le leur en quelque sorte, sur une base clairement partenariale. « Ne serait-ce que pour l’appréciation des risques!», insiste Stanislas Chapron. Mais aussi pour la généralisation de la complémentaire santé, souvent vécue par les entrepreneurs comme un impôt supplémentaire. « On dispose, là, d'un outil de management social et de valorisation des salariés formidable, mais il faut que les courtiers l’expliquent aux patrons », observe Thibault Lanxade qui confirme aussi que beaucoup trop de chefs d’entreprises n’identifient pas pleinement les risques qu'ils encourent, surtout ceux liés au numérique.

Un Risk-manager externalisé du chef d'entreprise

« Nous avons trois spécialistes à temps plein sur la fraude. La priorité, c'est d'analyser l’impact financier pour l'entreprise puis de la couvrir », détaille Stanislas Chapron qui propose un questionnaire en ligne (nombre de bases de données, opérations ou non de sous-traitance, vente ou non de produits etc.) pour effectuer une première estimation du niveau de cyber-risques.

« L’impact est titanesque sur les garanties RC et les engagements de responsabilité professionnelle », intervient Hervé Houdard, directeur général de Siaci Saint Honoré qui croît beaucoup au rôle de risk-manager délégué en entreprise joué par le courtier pour les PME et TPE. Une mission qui se gagne auprès des associations d'entreprises locales et autres réseaux et qui pourrait concerner, à l'avenir, de plus en plus d'auto-entrepreneurs.

Pour les entreprises de taille plus imposante, les courtiers ont aussi une belle carte à jouer en cela qu'elles sont en proie à des risques parfois non couverts nécessitant donc un accompagnement à la carte et des solutions alternatives. Quelque soit leur situation et statut, les entrepreneurs n’ont pas fini d’avoir besoin des courtiers...

*Chiffres Medef

 


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Hervé Houdard

Hervé Houdard

Directeur général de Siaci Saint Honoré

Hervé Houdard est né le 29 juillet 1957. Autodidacte 1973-82 : Hervé Houdard débute sa carrière au sein du groupe Rhin & Moselle, spécialisé en assurances. 1982-94 : Responsable de la [...]

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Stanislas Chapron

Stanislas Chapron

Directeur général de la branche IARDT et de l'international chez Siaci Saint Honoré

Stanislas Chapron est né le 29 mars 1959. 1982 : diplôme de l'Ecole Polytechnique. 1984 : diplôme de l'Ecole nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA). 1985 : diplôme de [...]

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