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Véhicules d'occasion : une nouvelle escroquerie impliquant des experts

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Les experts automobiles avaient dû, en 2015, faire le ménage dans leur rang après la divulgation de la remise en circulation de 5000 véhicules illégalement. La profession est confrontée à une nouvelle affaire d'ampleur.

Les acheteurs de véhicule d'occasion ont une nouvelle fois été victimes d'une large escroquerie montée par des professionnels de l'automobile
Les acheteurs de véhicule d'occasion ont une nouvelle fois été victimes d'une large escroquerie montée par des professionnels de l'automobile
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Le procédé est toujours, peu ou prou, le même : un véhicule est accidenté, il est déclaré économiquement irréparable (VEI). L’épave est cédée par l’assuré à l’assureur qui le revend à un professionnel. Généralement une nouvelle vente intervient.

C'est à ce moment là que l'escroquerie s'opère, le véhicule tombe entre les mains d’un revendeur de véhicules d’occasion (VO) malhonnête qui se met en relation avec un expert automobile pour obtenir un faux certificat de remise en circulation. Le véhicule est revendu à un acquéreur de bonne foi, sous couvert d’une remise en circulation qui a tous les dehors d’une parfaite légalité.
Résultat, un bénéfice important pour le revendeur escroc qui n’a pas remis le véhicule en état de circuler et des heures de travail indûment facturées par l’expert véreux.

Mais surtout, ces véhicules sont potentiellement dangereux pour les personnes.  En 2015, une première affaire touchant 5000 véhicules d’occasion était révélée.

Cette fois, ce sont 1200 véhicules qui sont concernés ! La police et la gendarmerie sont saisies du dossier.

 

Danger public

En raison de la dangerosité de ces véhicules pour la circulation routière, les représentant des experts automobile sont convoqués au ministère de l’Intérieur, en début de semaine prochaine, afin d’organiser la contre-offensive. Au programme : identification des véhicules et des acquéreurs, organisation de véritables expertises pour statuer sur le sort du véhicule. Une procédure lourde qui repose sur la collaboration de la profession et des pouvoirs publics.

Un mal pour un bien pour la profession d’experts auto qui avait réagi vivement en épaulant efficacement les pouvoirs publics à mettre en place le dispositif de récupération des 5000 VO de 2015.

Des réunions sont également prévues avec les assureurs, notamment pour que soient prises en charge financièrement les expertises dont le coût incombe en principe aux derniers acheteurs de bonne foi, assurés.  

Si, les garagistes et experts impliqués dans cette escroquerie devraient - en principe - se retrouver devant les juridictions pénales, la Commission nationale des experts automobile (Cnea), chargée d’appliquer les sanctions disciplinaires pour les manquements professionnels, récemment réactivée (voir la composition ici), pourra intervenir plus rapidement pour rayer les experts indélicats de la liste nationale.

 



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