André Dubois : courtier la semaine, militant le week-end

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Courtier depuis 1998, André Dubois s’est engagé en politique en 2015 et soutient le candidat de Debout la France. Il est même investi pour les législatives.

André Dubois
Courtier à Villeurbanne (69)
André Dubois Courtier à Villeurbanne (69)
Camara photo sans 7 villeurbanne

C’est peu dire qu’André Dubois s’est cherché professionnellement. Après une licence en droit, il s’inscrit dans une école de commerce, suit des cours du soir en vue d’obtenir le diplôme d’études comptables et financières (DECF) avant de décrocher un premier emploi… comme vendeur de papier listing informatique ! Mais attiré par la finance, il entre finalement chez AB Invest en 1990 pour vendre des placements et réédite l’expérience chez Gan Capitalisation puis à l’Union financière de France. «Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que je n’étais pas fait pour ces métiers de commercial où seul compte le résul­tat. En 1995, j’ai bifurqué et suis devenu mandataire d’assurances pour plusieurs cabinets. Et, en 1998, j’ai ouvert mon propre cabinet de courtage en assurances de personnes», expli­que André Dubois, assis derrière un petit bureau, caché sous une monta­gne de papiers.

Ce bureau est situé dans son appartement. Car le courtier villeurbannais n’a pas besoin d’avoir pignon sur rue. Il va à la rencontre de ses clients et utilise Internet. Son créneau ? Une petite niche : il propose des produits pour les gens suivis par les services tutélaires auprès desquels il est référencé. Un travail 100% local. «Je suis un courtier de proximité», se plaît d’ailleurs à répéter André Dubois qui dit ne travailler qu’avec les grands noms lyonnais de l’assurance.

SON PARCOURS

  • Son âge 54 ans
  • Sa formation Licence en droit, école de commerce et une partie du DECF en cours du soir
  • Sa fonction Courtier en assurance de personne depuis 1998, en prêts et assurances emprunteur depuis 2016

 

Une reconversion liée aux politiques

En 2015, un événement va changer sa vie professionnelle et l’en­cou­­rager à s’intéresser à la politique : la réforme de l’Aide à la complé­mentaire santé (ACS) et les fameux contrats homologués. «J’ai perdu des dossiers, se souvient André Dubois. Je me suis alors lancé dans une deuxiè­me activité : le courtage de prêts bancaires, avec la franchise Immofinances.net. Et je pense qu’il y a un marché d’avenir avec l’assurance emprunteur qui s’est libéralisée». Une «reconversion» un peu forcée, qu’André Dubois attribue à des décisions politi­ques prises par des «gens peu crédibles». «En voyant toutes ces lois modifiées sans préavis, je me suis dit que l’on était un peu mani­pulé. Attiré depuis longtemps par la politique, j’ai eu envie de devenir militant. Et j’ai choisi d’adhérer à Debout la France (NDLR : le parti de Nico­las Dupont-Aignan)».

« À double tranchant pour le business »

Désormais, il milite le soir et le week-end. Réunions, tractage, affichage sont devenus ses loisirs. Il a été candidat aux élections départementales de 2015. Actuellement, il se rend sur les marchés pour distribuer des tracts au nom de Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle, qu’il a déjà rencontré trois fois. «Nous organisons aussi des événements avec des experts autour de certains thèmes – le dernier en date étant le Lyon-Turin – et ce que j’apprécie, c’est que ce sont de vrais débats». André Dubois souhaitant aller plus loin, il a sollicité son parti et a obtenu l’inves­titure pour être candidat aux prochaines élections légis­lati­ves. «Je me donne une dose d’adrénaline» confie-t-il à ce sujet. Il ne se berce toutefois pas d’illusions : «La circonscription est diffi­cile». En attendant, il travaille le fond, lit, se documente. Et, bien sûr, il cloisonne ses deux activités. «Je ne parle pas de cela aux clients. Être en politique, c’est à double tranchant pour le business, mais je ne vais pas rester inactif sous ce seul prétexte. Surtout que, inversement, on est mieux accueilli en tant que politique lorsque l’on a un véritable ancrage local. Au final, je n’ai pas le profil typique d’un député. Mais c’est peut-être ce qui fait mon charme !» conclut-il dans un grand éclat de rire.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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