Aurélie Eiwinger Benaiche (Aviva France) : La soif d'innover

Par - Publié le

,

,

Après avoir suivi une formation en droit, puis travaillé dans un cabinet de conseil, Aurélie Eiwinger Bénaiche a découvert l’innovation technologique chez Aviva.

Aurélie Eiwinger Bénaiche
Responsable R&D relations clients d’Aviva France
Aurélie Eiwinger Bénaiche Responsable R&D relations clients d’Aviva France
LAETITIA DUARTE

Le design la passionne. Et dès qu’elle le peut, Aurélie Eiwinger Bénaiche dessine, avec son mari, des plans de meubles, avant de les fabriquer avec lui. « On ne le fait pas pour complexifier un objet, mais pour le sim­plifier », souligne cette touche-à-tout. Et c’est de cette manière qu’elle conçoit ses missions de R&D relations clients au sein du pôle services clients d’Aviva France. « On innove pour simplifier la vie de nos clients », insiste-t-elle.

Ce goût pour l’innovation, la jeune femme l’attribue à ses parents, entrepreneurs dans le secteur pharmaceutique. Née en 1981 à Créteil (94), elle grandit près de Saint-Étienne (42). Pipelette, l’enfant développe très vite des qualités d’oratrice et songe au métier d’avocat. Après un master en droit des affaires, elle débute sa carrière en cabinet.

Mais ­Aurélie Eiwinger Bénaiche aime le changement. En 2008, elle suit ainsi pendant un an un mastère spécialisé en management international à l’École de Management de Lyon. Elle se familiarise avec le risk management et décroche un poste dans une ­société de conseils, avant de ­travailler sur la gestion des risques opérationnels pour l’Europe chez Aviva. C’est chez l’assureur qu’elle ­découvre l’innovation technologique. Elle en fera désormais son credo. À 30 ans, la polyglotte prend ainsi les fonctions d’IT Risk Strategy et management lead pour l’Europe et l’Asie-Pacifique. Deux ans plus tard, elle devient business manager et innovation lead pour la partie dommage et santé. « J’ai été au cœur de l’activité assurantielle. Cela m’a permis d’en comprendre les rouages », précise la ­trentenaire.

SON PARCOURS

  • Son âge 36 ans.
  • Sa formation Master 2 en droit des affaires à Saint-Étienne (42) et mastère spécialisé Juriste manager international à l’EM (69).
  • Sa fonction Membre de l’équipe Voix du client et responsable R&D relations clients d’Aviva France.

Intrapreneuse

Au même moment, elle se lance dans l’intrapreneuriat. Son double projet sur la relation clients est récompensé lors d’un concours organisé pour tous les collaborateurs du groupe et elle se voit confier la responsabilité de le mener à bien en interne. « Ça a été une révélation. La liberté et l’autonomie qu’on vous donne. C’est ainsi que j’aime fonctionner »,­ ­estime-t-elle. Ces expériences lui ouvrent, en 2015, les portes de la direction de l’innovation pour Aviva France en tant qu’experte innovation dommages, puis en avril dernier, celles des services clients pour son actuel poste de responsable R&D relations clients. Derrière cet intitulé, il faut y voir deux missions : « D’une part, la recherche et le développement. Comment créer une expérience plus novatrice pour le client ? ­Comment simplifier l’accès à nos servi­ces grâce aux nouvelles technologies ? D’autre part, je travaille sur toutes les data. L’analyse, le croisement de ces données nous aident à améliorer la connaissance de nos clients. » Bref, des data qui permettent de dépasser l’innovation produit au profit de l’innovation client pour ainsi « mieux répondre aux besoins de nos assurés ».

Un mode de vie

Son CV donne le vertige en raison de son éclectisme. Et pourtant, toutes les expériences qui l’ont mise sur sa voie ont en commun l’innovation. « C’est ce qui correspond à ma personnalité », constate-t-elle. Et de se décrire comme une ­aventurière qui aime le challenge : « Mon terrain de jeu est d’imaginer les tendances de demain et ­d’explorer les interactions entre les nouvelles technologies. Je n’ai pas peur de créer sur une page blanche un ­projet. »

Toujours un carnet à la main pour noter ses idées, cette passionnée ne déconnecte jamais vraiment. Plus qu’un travail, c’est un véritable « mode de vie » pour elle. Même ses enfants de 1 et 4 ans l’inspirent. « L’autre fois, le plus petit était devant la porte et il a fait un geste avec le doigt (NDLR : le même que sur un smartphone) pour essayer de l’ouvrir », sourit cette maman. La preuve, au quotidien, qu’il sera compliqué de faire simple.



Effectuer une autre recherche

Rechercher

article extrait de l’argus de l’assurance

Tous les vendredis, l’information de référence
des institutionnels et des réseaux
 Contactez la rédaction
 Abonnez-vous