Christophe Paul-Hazard, courtier pour Gritchen Agricole : l'assurance d'une vie meilleure

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Il a troqué sa vie d’exploitant agricole pour le monde du courtage. Sans quitter pour autant la terre.

Christophe Paul-Hazard<br>
Courtier pour Gritchen Agricole
Christophe Paul-Hazard
Courtier pour Gritchen Agricole

Christophe Paul-Hazard a quitté ses bottes d‘agriculteur mais a gardé la poignée franche du paysan. Celui qui est aujourd’hui courtier en assurance a tenu pendant vingt-cinq ans, avec son cousin, la ferme familiale. Une exploitation qu’il avait même développée comme une petite entreprise de service, en élargissant son activité au travail à façon (NDLR : la gestion d’exploitation pour un tiers), à l’entretien de jardins, ou à l’élevage de chèvres. L’incertitude des récoltes liée aux aléas du climat, les impondérables du métier, il connaît… Et c’est tout naturellement qu’il s’est reconverti dans l’assurance il y a trois ans. Qui mieux que lui peut parler à ses ex-pairs de couverture de risques ?

Un travail exigeant

De sa vie d’agriculteur, Christophe Paul-Hazard, 51 ans, a gardé le souvenir d’un travail difficile, avec de nombreuses inconnues : les caprices du temps, bien sûr, mais aussi ceux d’une terre difficile à cultiver. En Sologne, la géographie est ingrate, les rendements souvent faibles. « On n’avait pas les récoltes de pommes de terre ou de lin qui peuvent soutenir les revenus de l’exploitation quand le reste des cultures est mauvais. Il a toujours fallu batailler », se souvient le quinquagénaire, établi à Méry-ès-Bois (Cher), qui a cultivé dans l’adversité son esprit de persévérance.

SON PARCOURS

  • Âge 51 ans
  • Formation Bac agricole puis étude en transformation et distribution de produits agricoles
  • Fonction Mandataire intermédiaire en assurance dans le groupe Gritchen

Aujourd’hui, c’est terminé. Christo­phe Paul-Hazard goûte au plaisir de s’organiser comme bon lui semble : pouvoir gérer ses rendez-vous en campagne, son temps de bureau à la ville, ses déplacements pour le compte de l’entreprise ODA – offre et demande agricole – une société de conseil pour mieux appréhender les marchés. S’il reconnaît que le secteur des assurances est bien occupé par les mastodontes mutualistes, il dit avoir sa carte à jouer, celle d’un ancien de la profession, et, surtout, celle du sur-mesure. « Ce n’est pas évident, car le monde agricole est traditionnel. On se transmet le nom de l’agent ou de la compagnie de père en fils, c’est très rare d’aller voir ailleurs. » Pourtant, Christophe a trouvé sa place dans ce marché concurrentiel. Il aime aussi le côté pédagogique et technique de son métier. « Il y a plein de choses à dépoussiérer, c’est assez passionnant. » Animé par la « fibre agricole », il porte un regard inquiet sur le métier d’agriculteur. Pour lui, les subventions cachent un malaise, celui d’un métier où le cahier des charges administratif devient démesuré par rapport au travail de récolte, et de vente. Il partage le sentiment que les vrais enjeux se passent loin des paysans. Et pourtant, « ces céréales, ces élevages, c’est la base de la vie ! ».

Le temps d’avoir du temps

La vie, pour cet homme à l’allure sportive et au caractère franc, c’est aussi la chasse. « Malheureusement, on ne trouve plus que du gros gibier, maintenant. », regrette ce père de famille recomposée, qui ne quitterait pour rien au monde cette mythique région de Raboliot, le roman de Maurice Genevoix.

La chasse à courre aussi lui tient à cœur. Mais quand il ne prend pas son fusil et ses bottes de chasseur, il chausse ses baskets. « Chez Gritchen, nous sommes beaucoup à aimer le sport. Parmi les 80 personnes, il y a plein de ­marathoniens, ça crée une émulation sympa­thique, un esprit familial. » Il sait déjà que ses enfants ne repren­dront pas le flambeau de l’exploitation agricole, et d’ailleurs, il ne leur souhaite pas vraiment. Même si sa petite dernière a encore tout le temps devant elle, il ne les poussera pas. « Je crois qu’aujourd’hui, c’est plus sage de leur demander d’apprendre des langues, d’aller voir comment ça se passe dans d’autres pays. Et de profiter de la campagne... pour faire du cheval ! », résume, un brin fataliste, celui qui ne quitte « sa » Sologne que pour partir skier, l’hiver, ou pour partir en congés, l’été. « ça, c’est un des plaisirs de mon changement de vie professionnelle : pouvoir partir en vacances. »



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article extrait de l’argus de l’assurance

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