Fabien Gilot (Axa) : Dans le grand bain de l'assurance

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Fabien Gilot, champion olympique du relais 4 x 100 m en nage libre, est devenu agent général. Dans ce nouveau métier, il retrouve les valeurs qu’il affectionnait dans le sport.

Fabien Gilot
Agent général Axa
Fabien Gilot Agent général Axa
Inside / Panoramic

Athènes, Londres, Pékin... Il a nagé dans les eaux chlorées du monde entier avant de tirer sa révérence, l’été dernier, aux Jeux de Rio. Les ­trophées sont désormais rangés, le maillot de bain troqué pour le costume et l’emploi du temps se remplit aussi vite que celui d’un homme d’affaires. Voilà le champion olympique de natation ­reconverti. À 33 ans, Fabien Gilot vient de reprendre un cabinet sur la région toulousaine en tant qu’agent général Axa.

« Je n’avais jamais pensé à l’assurance avant, mais maintenant, ça me paraît une évidence », constate l’ancien capitaine des Bleus. Né le 27 avril 1984 à Denain (Nord), l’enfant Gilot met très vite les pieds dans l’eau. « À 7 ans, j’ai découvert le water-polo, à l’occasion d’une sortie scolaire. Le maître-nageur m’a proposé de m’entraîner en club. On a alors vu que j’étais ­rapide et on m’a poussé à faire de la natation », ­raconte-t-il.

À 14 ans, ses qualités le condui­sent à Rouen où il rejoint le pôle Espoirs. Une fois le bac en poche, le jeune homme se consacre à sa carrière sportive. Le début de la gloire. En un peu plus de dix ans, il remporte une trentaine de ­médailles internationales, qui l’ont consacré une fois champion olympique (à Londres avec le relais 4 x 100 m nage libre), cinq fois champion du monde et quatre fois champion d’Europe, en individuel mais surtout en relais.

SON PARCOURS

  • Son âge : 33 ans.
  • Sa formation : Master 2 Management des organisations sportives.
  • Sa fonction : Agent général Axa, président du conseil national du sport et de la commission des athlètes de haut niveau (comité national olympique et sportif français).

 

Agent depuis le 1er juillet

En 2006, le cht’i pose son bagage dans la cité phocéenne pour intégrer le Cercle des nageurs. Il s’inscrit alors à l’université en management des organisations sportives. « J’avais prévu une ­reconversion, car la natation n’est pas un sport dans lequel on gagne beaucoup d’argent, fait-il remarquer. Ma carrière, j’en étais très fier, mais je savais que ce n’était pas une finalité. » Passionné par les sciences humaines, les études comportementales, le management de groupe, le nageur, réputé pour son âme de leader, veut partager son expérience. « Je travail­lais comme prestataire en intervenant dans les entreprises sur des thèmes, tels que comment durer dans le temps, fédérer et créer un ADN dans une boîte, se réinventer… » Il donne des conférences pour de petites ­sociétés et de plus grands groupes, comme… Axa.

Finalement, l’assureur lui propose de devenir agent général dans le Sud-Ouest. Son futur ­associé est lui aussi un ancien sportif, ex-joueur de rugby. Après une formation, ils ont repris le 1er juillet, sous le nom d’Axa JDG Assurances, trois cabinets de ­Tou­louse, Montauban et Saint-Antonin-Noble-Val. Un portefeuille de 3 000 clients pour sept collaborateurs. L’agent général se sent comme un poisson dans l’eau. « Le sport de haut niveau développe très vite des qualités. C’est une école de vie, précise-t-il. Quand tu es sportif de haut niveau, tu es déjà chef d’entreprise. » Vitesse, compétition, gestion de crises, prévention et protection des athlètes, empathie, travail en équipe, autant de compétences attendues dans son nouvel emploi qu’il a déjà acquises.

Réinventer le métier

Une vie passée à laquelle il ne renonce pas totalement. Fabien Gilot a pris les présidences du conseil national du sport et de la commission des athlètes de haut niveau du comité national olympique et sportif français. Deux responsabilités qui l’obligent à se rendre souvent à Paris. « Le planning va être rempli, mais c’est mon mode de fonctionnement. J’aime l’idée de travailler et de construire quelque chose de nouveau. »

Il se réjouit d’ailleurs d’arriver dans l’assurance à un moment où « le métier doit se réinventer ». Amoureux des « sports à adrénaline », le trentenaire a aussi le goût du challenge. « Pour réussir, il faut se mettre en danger, conclut-il. Si j’avais voulu la facilité, je serais parti sur une fonction sportive pour ma reconversion. »



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article extrait de l’argus de l’assurance

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