Fabrice Couturier (BPSIs-Naoassur) : serial entrepreneur

Par - Publié le

,

,

Après vingt ans de distribution d’assurance chez Gan, GE Capital et BNP Paribas Cardif, cet ancien élève de DSK est une valeur montante de l’insurtech.

Fabrice Couturier
Cofondateur de <br>BPSIs-Naoassur
Fabrice Couturier Cofondateur de
BPSIs-Naoassur
Bruno Levy

Fabrice Couturier a le sourire décontracté et la simplicité bienveillante de ceux à qui tout réussit. Reconverti avec succès dans le monde des start-up, à la tête de l’une d’elles – BPSIs, ­e-courtier grossiste en ­assurance emprunteur – et ­business angel de 15 autres, cet ex-Top manager de l’assurance enfante les projets, et presque toujours des jumeaux ! « Il renvoie le cliché du brillant développeur qui a du bagout et du flair, alors que c’est avant tout un chef d’entreprise d’une grande valeur intellectuelle », affirme Virginie Bultey, proche collaboratrice qui l’avait déjà côtoyé dans les années 2000, chez BNP Paribas Cardif. Et ­Fabrice Couturier, c’est, en effet, l’histoire d’un « intrapreneur » ­devenu entrepreneur.

La joie du businessman

« Je sens plutôt bien le business », concède ce Lyonnais qui a débuté sa carrière comme stagiaire chez Gan Assurances. Admiratif, à l’époque, du professeur d’économie Dominique Strauss-Kahn, il choisit la filière Finance et Assurance où l’homme politique prodigue ses enseignements à l’université ­Paris X.

Après son ­service national au titre de la coopération, effectué à ­Johannesburg, en Afrique du Sud, l’élève modèle, qui avait fait « assurance » parce qu’il aimait bien les chiffres, retourne chez Gan. Il devient le plus jeune inspecteur assurances de personnes individuelles et collectives.

Perfectionniste, le manager de 27 ans entreprend un cursus en gestion de patrimoine. « La base technique était large et très difficile », se souvient ce marathonien (il a couru celui de Paris en 2012 et 2013), amateur de trekking et de triathlon, qui fait vivre à son corps les mêmes turpitudes qu’à sa tête. C’est la cession de la compagnie, en 1998, qui l’amène chez GE Capital Assurances comme directeur Vie Plus Entreprises, ­Partenariats Retraite et Épargne collective. Membre du comité de direction, son patron, qu’il considère comme un « père professionnel », s’appelle… Yves Couturier ! À croire qu’il n’y a pas de hasard dans ­l’itinéraire de cet enfant gâté. Au sein de la firme ­américaine, il acquiert, une culture avant-­gardiste de la relation client qui ne le quittera jamais. Puis « chassé » par Cardif, qui rejoint alors BNP, le ­directeur redéveloppe de la ­retraite collective, rencontre tous les directeurs généraux du Cac 40, évolue à la prévoyance Monde, aux Partenariats France, et, enfin ,au courtage ­mondial.

SON PARCOURS

  • Son âge 50 ans
  • Sa formation Maîtrise de finance, DESS Banque, Finance, Assurance et DES Gestion de patrimoine
  • Sa fonction Cofondateur de BPSIs-Naoassur

Une affaire qui tourne

En 2011, le membre du comité de direction générale finit par troquer son costume-cravate pour vivre d’entrepreneuriat et d’un portefeuille… racheté en déshérence à son employeur ! Le voici CGPI d’A2C FC, ce qui lui permet de consacrer plus de temps à ses deux filles, tout en s’épanouissant professionnellement. « C’était ­génial, ma capacité à faire s’est démultipliée », relate le start-upeur, qui crée, deux ans plus tard, BPSIs avec Jean Orgonasi et Richard ­Thibault, ­ex-­Top managers de la filiale bancaire. Avec sa pépite de l’insurtech, ­l’e-courtier secoue le marché. « On arrive à signer des dérogations la veille des dates ­butoirs, et on ­recueille d’incroyables témoignages de clients », raconte-t-il. Swiss Re l’a suivi et 45 collaborateurs font aujourd’hui fructifier cette structure qui s’arroge 8 % du marché de l’emprunteur individuel. En parallèle, il dirige Multinet Services (société de gestion pour compte de tiers). Une fourmilière efficace qui lui donne le temps de s’esquiver, dès que possible, en Charente-Maritime, dans sa maison secondaire dotée d’un ­moulin.

Devinez quoi : il s’est mis en tête de produire de l’électricité en construisant une turbine lui-même ! Reste que, avec 100 000 ­affaires nouvelles visées par BPSIs en 2018 et le lancement en juillet prochain, avec Cafpi, du comparateur Accelerassur, c’est surtout sa boîte qui tourne bien.


Soyez le 1er à réagir







Effectuer une autre recherche

Rechercher

article extrait de l’argus de l’assurance

Tous les vendredis, l’information de référence
des institutionnels et des réseaux
 Contactez la rédaction
 Abonnez-vous