Géraldine Rychel (MS Amlin) : Traquer les risques en entreprise (Portrait-métier)

Par - Publié le

,

,

Entre la multiplicité des expériences terrain, des rencontres, des activités traitées et des défis technologiques, le métier d’ingénieur prévention exige, de part sa diversité, une mise à niveau permanente.

Géraldine Rychel, ingénieur prévention chez MS Amlin France.
Géraldine Rychel, ingénieur prévention chez MS Amlin France.

« Je suis tombée là un peu par hasard. » Quand Géraldi­ne Rychel était étudiante, elle ne pensait pas travailler en tant qu’ingénieur prévention. « Après avoir obtenu un DUT en hygiène et sécurité environnement, j’ai suivi un apprentissage en CFSA à Bourges au sein du groupe Soufflet. Mon maître de stage m’a dit un jour : “ Viens, je vais te montrer un autre métier. ” Il m’a présenté un ingénieur préven­tion. J’ai trouvé ça très intéres­sant. Il pouvait visiter plusieurs entreprises avec des activités très diversifiées. »

À 44 ans, Géraldine Rychel officie chez l’assureur spécialiste des risques d’entreprises MS Amlin. Son travail consiste à visiter les entreprises assurées par sa compa­gnie pour connaître leur activité, identifier les risques et les sécuriser. « Mon métier consiste notamment à faire des visites de risques chez nos clients industriels. J’identifie les différents types d’exposition : risques incendie, vol, malveillance, cat’nat’, perte d’exploitation, etc. »

17 Le nombre d’ingénieurs prévention de MS Amlin en Europe. Elles sont 2 à travailler pour MS Amlin France : Géraldine Rychel et Sandrine Dessevres.

Savoir s’adapter

L’ingénieur prévention doit être doué d’une grande capacité d’adaptation. « Je peux être un jour chez un fabricant de charcuterie, le lendemain chez un fabricant de palettes et le surlendemain chez un fournisseur de dispositifs médicaux. » Au total Géraldine Rychel visite entre 40 et 60 entreprises par an. Ses inter­locuteurs les plus fréquents sont les responsables de production et de maintenance. « À l’issue de mes visites, je rédige un rapport pour apporter un support techni­que à nos souscripteurs, qui abou­tit à la rédaction d’un plan de prévention à destination de l’assuré. » À moins qu’elles ne soient prévues dans les contrats, les préconisations de Géraldine Rychel restent, la plupart du temps, à l’état de recommandations.

Après seize ans de métier, l’ingénieur prévention de MS Amlin affirme que les entreprises sont de plus en plus sensibles à la prévention. « Je constate qu’il y a eu une vraie évolution dans les mentalités. Même les petites structures s’intéressent aujourd’hui à la préven­tion, notamment du fait de la réglementation et de leurs clients. » Depuis ses débuts, Géral­dine Rychel a aussi vu évoluer la technique. « Les systèmes sont de plus en plus connectés. On commence à voir l’utilisation de drones pour l’expertise d’un incendie. On utilise aussi des outils de géolocalisation comme Google Earth qui nous permettent d’apprécier l’environnement avant même d’aller sur place. »

Ingénieur prévention

  • Les missions
    - Visiter les entreprises pour comprendre
    - Leur activité, identifier les risques auxquels elles sont exposées et fournir les recommandations nécessaires à une bonne protection.
  • Le profil
    Formation d’ingénieur ou équivalent, bonne compréhension des mécanismes de l’assurance, expérience en souscription d’assurance.

Se former en continu

Le digital et les bouleversements technologiques changent ses méthodes de travail et l’obligent à se former continuellement. « Il faut vraiment s’imposer une veille technologique. Je lis des revues techniques, je me documente sur Internet et je suis des formations via l’Amrae et CNPP. » À l’heure où les experts en assurance s’inter­rogent sur l’avenir de leur profession, Géraldine Rychel, elle, n’est pas inquiète. « Notre métier va continuer à évoluer. C’est évident. Mais je reste persuadée qu’il y aura toujours besoin d’une part d’humain. »



Effectuer une autre recherche

Rechercher

article extrait de l’argus de l’assurance

Tous les vendredis, l’information de référence
des institutionnels et des réseaux
 Contactez la rédaction
 Abonnez-vous