Jérôme Chasques : des projets plein la tête

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Des fiches cinéma aux sites de rencontres, en passant par les CD-Rom, cet entrepreneur a multiplié les projets en France et aux USA avant de rejoindre l’assurance.

Jérôme Chasques, directeur général de Comparadise (BlackFin).
Jérôme Chasques, directeur général de Comparadise (BlackFin).
luc PERENOM

Jérôme Chasques serait-il hyperactif ? Le parcours de ce quarantenaire affable et souriant, fils de médecins, donne le tournis. Il aime quand l’innovation est au rendez-vous et ne s’attarde pas sur des projets qui vivotent. Directeur général de Comparadise depuis 2013, il s’enchante que le groupement de comparateurs du fonds d’investissement de BlackFin ait atteint la maturité en 2015, mais souhaite passer à la vitesse supérieure l’an prochain : « Nous sommes en partie dépendants du degré d’innovation de nos clients. J’aimerais qu’en 2016 nous puissions donner plus de lisibilité aux garanties, et faciliter la souscription. C’est à nous de montrer la voie », affirme-t-il, s’émouvant des « projets incroyables » portés par la french tech actuelle, malheureusement limitée financièrement. « Si l’on avait les mêmes capacités d’investissements, d’embauche, la même agilité qu’aux États-Unis, je n’ose imaginer où l’on serait. »

SON PARCOURS

  • Son âge : 46 ans.
  • Sa formation : Diplômé de droit de l’université Paris X et de l’Institut d’études politiques de Paris.
  • Sa fonction : Directeur général de Comparadise.

Jérôme Chasques sait de quoi il parle, ayant passé dix ans outre-Atlantique. Une aventure qu’il a voulu tenter au début des années 2000, après quelques réussites dans l’Hexagone. Ce diplômé en droit de l’université de Paris X et de Sciences Po Paris a très vite voulu se lancer dans les affaires. En 1989, toujours étudiant, il saisit l’opportunité du bicentenaire de la Révolution française et lance la société À nous les envahisseurs, spécialisée dans la confection de vêtements liés à des événements : « Je trouvais les études académiques éloignées du monde de l’entreprise et l’enseignement pas assez pertinent. J’ai alors embrassé l’entrepreneuriat. »

Des idées novatrices

En 1993, il fait la connaissance de Pierre Raiman, qui est en train de créer Montparnasse Multimédia. Ensemble, ils développent le CD-Rom du musée du Louvre. Un succès, avec un million d’exemplaires vendus. Les actionnaires de l’entreprise ne veulent pas tenter l’aventure Internet, Jérôme Chasques s’engage alors dans un nouveau projet, dans l’univers du cinéma, avec le site mcinema.com. Objectif : faire un revival  de Monsieur Cinéma, créé par Pierre Tchernia, en numérisant l’ensemble des fiches des films. Le succès est à nouveau au rendez-vous, si bien que le site est racheté par un fournisseur d’accès Internet en 2000. Les stratégies divergent, et il décide avec sa femme de partir aux États-Unis. Installé à New York, en quête d’un projet porteur, il constate que les célibataires aiment sortir. La réflexion mûrit rapidement : ce fin observateur va alors commencer à surfer sur le marché de la rencontre et crée le concept Dinner in the Dark (des personnes qui ne se connaissent pas dînent dans le noir). La presse s’en empare, le succès est rapide. Mais Jérôme Chasques sait ce phénomène fragile et devient consultant pour le site de rencontre Match.com. En 2003, avec une associée, il lance le Matchmaking Institute, qui propose aux professionnels du dating une certification, des formations et un accès à une base de données prospects. Il approche ainsi pour la première fois l’univers du lead. En 2006, alors que cette structure atteint son rythme de croisière, il décide de tester un nouveau marché, celui de la Gifty Box. Projet malheureusement frappé par la crise de 2008. En 2010, après la naissance de son deuxième enfant, il rentre en France. C’est en 2013 qu’il intègre BlackFin. Il croit beaucoup en l’avenir des compara­teurs d’assurances et prend avec philosophie les criti­ques dont ils peuvent être la cible : « Ce que je retiens parfois de mon double parcours franco-américain c’est qu’aux US, on apprend de ses échecs et qu’en France, on se renforce des critiques. »



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article extrait de l’argus de l’assurance

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