Laurent Di Meglio (Covea) : profession directeur juridique

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Remiser au placard une fonction juridique sclérosante pour l’entreprise. Ce qui se dessine chez Covéa, c’est un droit partenaire de la compétitivité du groupe, sous l’impulsion de son nouveau directeur juridique Laurent Di Méglio.

Laurent Di Méglio,
directeur juridique,
au siège de Covéa
(rue Saint-Lazare,
Paris IXe).
Laurent Di Méglio, directeur juridique, au siège de Covéa (rue Saint-Lazare, Paris IXe).

Covéa, la société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam), qui réunit principalement Maaf, MMA et GMF, s’est dotée, depuis juillet 2016, d’une direction juridique sommitale. À sa tête, Laurent Di Méglio, ex-direc­teur juridique de la Maaf, quadragénaire dynamique, résolument tourné vers la modernisation de la fonction juridique. Son quotidien est fait de mobilité et de digital. « Tous mes dossiers sont numériques, je suis un juriste anti-papier. Et cela, d’autant plus que je me déplace constamment entre Paris (NDLR : siège de Covéa), Niort (Maaf) Levallois (GMF) et Le Mans (MMA). Mon bureau est souvent un TGV », explique-t-il.

Ce mouvement d’intégration des fonctions supports de Covéa s’inscrit dans le plan stratégique voulu par Thierry Derez. Le Président directeur général de Covéa déclarait en juin 2015 : « Nous avons constaté que la situation aboutissait, si nous ne changions pas notre organisation, à juxtaposer Maaf, MMA et GMF, installant forcément des plafonds en termes de capacités compétitives ». Or, la direction juridique de Covéa est un maillon clé pour dégager des marges de compé­titivité. L’assurance, c’est par essence du droit et des maths, comme aime à le rappeler Thierry Derez. Pour parvenir à ce résultat, Laurent Di Méglio, formé au droit fiscal à l’université de Bourgogne, avant d’entamer sa carrière dans la banque (secrétaire général de la Socram entre 2008 et 2014), a dépas­sé le stade de la connaissance experte du droit, pour devenir un manager de juristes… agiles !

50 Les juristes de Covéa, rattachés à la direction juridique. À ce premier cercle, il faut ajouter 50 juristes, en postes dans d’autres directions métiers.

Deux axes forts

Au quotidien, il est secondé par Barbara Tempéreau, directrice adjointe en charge du droit des affaires, issue de la Maaf où elle s’occupait des nouvelles technologies de l’information et de la commu­nication (NTIC) et de Maud Schnunt, directrice adjointe en charge du droit des assurances, ex-responsable des affaires juridiques, institutionnelles et européennes de feu le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema). Deux trentenaires, dont on ne doute pas de l’agilité. Laurent Di Méglio précise : « Avec une direc­tion juridique groupe, à effectifs constants, nous pouvons libérer des ressources pour orienter le juridique vers l’innovation et être présent dès le lancement des projets ». Signe manifeste de ce renouveau, lorsqu’une délégation de Covéa part en Israël, en septem­bre, pour observer ce qu’il s’y passe en termes d’innovation, Laurent Di Méglio est du voyage.

Sur le fond des dossiers, il expli­que que « Les deux sujets majeurs sur lesquels la direction juridique travail­le sont, la directive européenne sur la distribution d’assurances (DDA), et le règlement européen sur la protection des données personnelles. Ces textes sont structurants pour l’activité des assureurs ». Voilà de quoi bien remplir l’emploi du temps du directeur juridique de Covéa qui doit aussi savoir présenter, plus exceptionnellement, à sa direction des évolutions législatives, moins atten­dues, qui vont avoir un fort impact sur le groupe. C’est le cas du vaste projet de la loi Sapin 2.

Directeur juridique groupe

  • Les missions 
    - Coordonner et rationaliser le travail des juristes au niveau groupe.
    - Fixer la doctrine juridique du groupe.
  • Le profil
    - Juriste expérimenté du secteur de l’assurance, formé au management.
    - Avoir une vision dynamique du droit au service de l’entreprise.

Vivacité

Laurent Di Méglio incarne ainsi une transformation profonde qui s’opère pour le juriste d’entreprise d’assurance. En effet, ce dernier ne peut plus se cantonner à être un sachant qui dicte ce qui est permis ou ne l’est pas. D’une part, il doit faire de son mieux pour allé­ger la contrainte réglementaire pour l’assureur. « On réglemente trop notre secteur d’activité, il faut laisser de la liberté, et les responsabilités qui vont avec, aux entreprises » précise-t-il. Et, d’autre part, il doit être un partenaire des autres directions du groupe. La vivacité concurrentielle de Covéa, c’est l’enjeu.


Thierry Derez

Thierry Derez

Président directeur général de Covéa

Thierry Derez est né le 18 février 1957 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).   1980 : diplôme d’avocat de L'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne 1981-94 : avocat [...]

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Laurent  Di Méglio

Laurent Di Méglio

Directeur juridique groupe de Covéa

Laurent Di Méglio est né en 1967. 1990 : diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en droit fiscal et taxation de l’Université de Bourgogne. 2013 : master en [...]

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article extrait de l’argus de l’assurance

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