Médecin conseil en RC médicale : au service de ses pairs (Portrait métier)

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Au sein de sociétés d’assurance, le médecin conseil apporte son éclairage médico-légal tout au long de la gestion d’un sinistre ayant entraîné des dommages corporels.

Médecin conseil, Thierry Houselstein est, depuis trois ans, directeur médical de MACSF – Le Sou médical.
Médecin conseil, Thierry Houselstein est, depuis trois ans, directeur médical de MACSF – Le Sou médical.

Certains médecins conseils exercent dans des cabinets d’expertise médicale. D’autres interviennent pour des assureurs généralistes – dans l’évaluation de dommages corporels suite à un accident de la ­circulation par exemple – ou spécialisés en responsabilité civile médicale. C’est le cas de Thierry Houselstein. Médecin généraliste, il a complété son cursus par des diplômes en réparation juridique du dommage corporel, exper­tise médicale et assurance vie, et exerce aujourd’hui au sein du groupe MACSF. «Dans une mutuelle spécialisée en responsabilité civile médicale, la mission du médecin conseil consiste avant tout à accompagner et défendre les professionnels de santé dont la responsabilité est recherchée par un ­patient ou un de ses ayants droit», explique Thierry Houselstein. En cas de réclamation, en tant qu’interlocuteur privilégié du praticien, il analyse la prise en charge médicale effectuée, vérifie si celle-ci a été conforme aux règles de l’art et organise, en collaboration avec les équipes juridiques, sa défense.

Médecin conseil en RC médicale

  • Les missions

Accompagner les professionnels de santé et défendre leurs intérêts en cas de mise en cause, assurer la gestion médico-légale d’un dossier avec les équipes juridiques.

  • Le profil

Médecin ayant suivi une formation complémentaire en réparation juridique du dommage corporel et en expertise médicale.

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Le nombre de médecins conseils exerçant (selon des statuts variables) en responsabilité civile médicale, au sein de sociétés d’assurance, en France.

Des interactions multiples

« Le médecin conseil a aussi un rôle important dans l’évaluation du dommage ­corporel potentiellement en rapport avec cette prise en charge et d’éventuels manquements aux bonnes prati­ques. Il fournit les éléments d’appréciation médico-légale permettant une bonne ­évaluation des séquelles et un provisionnement correct du dossier », détaille Thierry Houselstein. Selon les circonstances et la nature de la procédure – amiable, judiciaire, ou via une Commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CCI) ­–, le médecin conseil peut être amené à interagir avec différentes parties prenantes : victime, ayants droit, experts médicaux, avocats, etc. En interne, il travaille en collabo­ration avec les services juridiques qui s’appuieront sur ses compétences médicales, sa compré­hension de l’exercice du métier, sa connaissance des mécanismes d’évaluation des postes de préjudices pour organiser la défense du professionnel de santé et gérer la réclamation. « La première victime d’un accident médical, c’est le patient mais le praticien est égale­ment affecté sur le plan professionnel et humain », observe Thierry Houselstein. Au quotidien, le médecin conseil devra donc faire preuve d’une grande capacité d’écoute, avoir le sens du dialogue et être en mesure d’analyser rapidement et objectivement une situation médicale. « Il ne s’agit pas seulement d’apporter une assistance technique, il faut aussi partager ses conclusions avec d’autres métiers mais surtout accompagner un professionnel de santé tout au long de cette épreuve. » En tant que directeur médical de la MACSF – le Sou médical, Thierry Houselstein exerce des responsabilités élargies : pilotage de l’activité médicale (en RC médicale, IARD et prévoyance), coordination du comité médical composé d’une douzaine de praticiens, animation d’un réseau de 250 médecins conseils spécialisés, intervention lors de colloques... Ces fonctions l’ont éloigné des ­patients, ce qu’il regrette. Mais ce qu’il apprécie, c’est d’être au service des professionnels de santé, et de contribuer à son niveau, au fil des retours d’expérience, à l’amélioration des pratiques.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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