Olivier Farouz (Arca Patrimoine) : L'assurance avec gouaille

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Adolescent, il rêvait de devenir G.O. au Club Med. Cet enfant de la banlieue a finalement trouvé sa voie dans le courtage en assurance vie.

Olivier Farouz
Directeur général d’Arca Patrimoine
Olivier Farouz Directeur général d’Arca Patrimoine
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« Comment vas-tu Cédric ? Tu me mets une tarte au citron de côté. » Quand il rentre au Griffonnier, restaurant situé à deux pas de la place Beauvau, Olivier Farouz fait la bise à Cédric, le patron. Le direc­teur général et cofondateur du cabinet de courtage en assurance vie Arca Patrimoine est un peu chez lui ici. Il aime venir y prendre ses déjeuners ou finir ses journées. L’endroit grouille de grands flics, d’hommes d’affaires, de politiques et parfois aussi d’assu­reurs. Comme ce fameux soir, il y a quelques mois. Olivier Farouz discute au bar. Un homme s’accou­de à côté de lui. Le patron interpelle le courtier. « Vous devez vous connaître. Monsieur travaille dans l’assurance. » Olivier Farouz se retourne tout sourire vers son voisin. « Ça, c’est drôle ! Vous êtes dans l’assurance ? Moi aussi ! » Des ricanements raisonnent dans la salle. Le courtier regarde plus atten­tivement son interlocuteur. « Claude Bébéar ! Je ne vous avais pas reconnu… »

D’Orly à Saint-Germain

Né à Vitry-sur-Seine, il a grandi dans une cité HLM d’Orly jusqu’à l’âge de 4 ans, puis dans les quartiers résidentiels de Choisy-le-Roi et d’Orly jusqu’à ses 22 ans.

Adolescent, il voulait devenir gentil organisateur (G.O.) au Club Med. Son bac en poche, il embar­que pour une école de commerce, boulevard Saint-Germain, à Paris. De la banlieue au quartier littéraire de la capitale, le changement de décor est radical. « Les types qui réussissent dans ces quartiers. Ils partent. » Olivier Farouz vit aujourd’hui dans le très cossu XVIe arrondissement de la capita­le, avec sa femme, dentiste, et leurs trois enfants. Mais il n’oublie pas d’où il vient. En 2007, il avait participé à des ateliers de rencontre entre des jeunes des quartiers et des chefs d’entreprise, organisés dans le cadre de la campa­gne de Nicolas Sarkozy. Dix ans plus tard, l’ancien président ne le convainc plus. Au soir du premier tour de la primaire de la droite, le 20 novembre 2016, Olivier Farouz exulte dans un café du VIIe arrondissement avec les soutiens de… François Fillon.

À 45 ans, Olivier Farouz a plutôt réussi. Avec un chiffre d’affaires de 15,5 M€ au 30 juin 2017, il se targue d’être à la tête du premier cabinet de courtage vie-épargne de France. Le courtier a découvert l’assurance sur un coup du sort. « Peu après avoir eu mon diplôme, j’ai rencontré un ami qui travaillait dans le secteur. Je voyais qu’il s’en sortait pas mal. Je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie que j’allais le rejoindre. Il m’a répondu chiche ! » Quelques semaines plus tard, il est embauché par une ancienne filiale du Crédit mutuel spécialisée dans les contrats d’assu­rance vie.

Le métier rentre vite

À la fin de sa première année, Olivier Farouz gagne 1 MF. « J’étais le roi du parrainage. Quand je signais un client, je ramenais aussi 100 % de son entourage. » À peine plus d’un an après l’avoir recruté, son supérieur, Jean-Claude Fillaud, lui propose de participer au lancement d’un cabinet de courtage en assurance vie. C’est ainsi qu’a commencé l’aventure Arca Patrimoine, il y a… vingt ans. S’il affirme ne s’être « jamais autant éclaté » qu’aujourd’hui, Olivier Farouz ne se voit pas pour autant faire de vieux os dans l’assu­rance. « Je n’ai pas envie qu’on dise de moi : “celui-là, il ne comprend rien”. Je fais partie de ceux qui croient énormément à la jeunesse, donc quand l’heure sera venue pour moi de passer le relais, je le ferai. »

Son parcours

  • Son âge : 45 ans.
  • Sa formation : Ipag, école de commerce,Hochschule München, école de marketing.
  • Sa fonction : DG d’Arca Patrimoine.

 



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article extrait de l’argus de l’assurance

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