Richard Restuccia (Président de la Chambre syndicale des courtiers d’assurance) : Ambassadeur du courtage

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Il est le nouveau président de la CSCA, mais cet autodidacte n’entend pas se couperdes réalités du terrain.

Richard Restuccia, Président de la Chambre syndicale des courtiers d’assurance
Richard Restuccia, Président de la Chambre syndicale des courtiers d’assurance
Albane NOOR/REA

Le rythme s’est accéléré pour Richard Restuccia. Il y a encore quelques jours, il réconfortait une cliente, les pieds dans la boue, pour lui garantir le soutien de son assureur après les inondations à Cannes. Un saut en avion plus tard, le nouveau prési­dent de la Chambre syndicale des courtiers d’assurance (CSCA) est à Paris, pour, entre autres, faire le point avec son équipe de permanents, qui représente plus de 1 000 entreprises de courtage et 22 000 salariés. Parmi ses rendez-vous de l’après-midi, figure aussi un détour par la FFSA. Richard ­Restuccia côtoie les instan­ces nationales et reconnaît que les connections parisiennes sont indis­pensables à ce poste. Pour résumer sa mission à l’aube de son nouveau mandat, il se sert de quelques images : « Nous sommes face à un virage en épingle à cheveux. Et nous le prenons à 180 km/h », explique-t-il. Le grand changement, c’est celui du numérique, qui ac­compagne un mode de consommation renouvelé. « Nous devons être très réactifs face à un client qui souhaite tout, tout de suite » rappelle-t-il. Pour y parve­nir, il imagine dupliquer certaines initiatives lancées localement. Comme, par exemple, cette journée d’informa­tion sur les solutions adaptées et moins chères qui fonctionnent sur le Web. Il l’avait expérimentée au sein du Syndicat méditerranéen des courtiers d’assurances et de réassurances (SMCAR) qu’il préside : « C’est du concret et ça s’applique à nos métiers de courtiers. »

SON PARCOURS

  • Son âge : 50 ans
  • Sa fonction :
    Président de la Chambre syndicale des courtiers d’assurance (CSCA)
    Cogérant du cabinet de courtage Novelliance à Cannes
  • Sa formation : BTS assurance par VAE en 2011

Un désir de profession unie

Pratique, utile, efficace : voilà le fil rouge de Richard Restuccia qui se définit comme un homme de terrain. « Il faut que nous apprenions à communiquer davantage, à partager entre nous ce qui marche » affirme-t-il. Son rêve : voir les grands et les petits courtiers mains dans la main. « Les sujets européens et régle­mentaires ne font pas de différence entre les catégories, nous avons besoin les uns des autres ». Et de nouveau d’utiliser une image : « la galaxie ­accueille toutes les planètes. » Faut-il y lire une énième invitation au Syndicat 10, l’union des courtiers grossistes, partie de la CSCA en début d’année et depuis rebap­tisée Planète Courtier ? Sur sa chaise, il s’avance, se redresse, croise ses mains. Richard ­Restuccia est resté l’impatient qu’il était à l’école. L’autodidacte compte bien continuer à mettre son énergie au service des autres et faire une force de son parcours, un peu atypique et assumé. Pied de nez à l’éducation nationale : celui qui séchait les cours et quitta le lycée en première, est marié à une institutrice. « Je suis fier de mon histoire. À l’heure où mes deux enfants entrent dans leurs études, je les accompagne en leur répétant de choisir ce qu’ils veulent faire, mais de le faire jusqu’au bout », explique celui qui a découvert l’assurance en recopiant ses lignes de punitions dans le bureau de son père, alors agent général. « Je classais les papiers et je les lisais, on y parlait de police, d’accidents, ça m’intriguait. » De cette période, il garde en tête que c’est en situation qu’on apprend le mieux et le plus rapidement. Et qu’il n’est jamais trop tard pour acquérir de nouvelles connaissances. Richard Restuccia garde une certaine humilité devant les compétences : « On ne peut pas tout savoir. Un bon manager est quelqu’un qui sait bien s’entourer, qui va faire réussir une équipe, la rendre performante ». La clé : s’entraider. À la CSCA comme à son cabinet. Et puis si le temps où il était animateur en soirée est lointain, il n’a jamais perdu de vue la musique. Pas plus que sa région. Depuis sa naissance, sa vie est à Cannes, parce qu’« en une heure vous êtes dans les montagnes, c’est magique ». Il sait maintenant qu’à trois heures, se trouve son nouveau bureau parisien. Et ça aussi, c’est certainement un peu magique.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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