Romuald Perny, agent Generali : le Tintin de l'assurance

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Mordu de bandes dessinées depuis son enfance, cet agent général est l’un des premiers à avoir lancé dans son contrat habitation une clause permettant d’assurer les collections de BD.

Romuald Perny
Agent général Generali
Romuald Perny Agent général Generali

Un véritable passionné ! « Ma première bande dessinée, je m’en souviendrai toute ma vie. Lorsque j’avais 6 ans, ma mère m’a acheté Tintin au Congo et depuis, je suis tombé dedans. Je l’ai encore d’ailleurs ! Et mon fils de 7 ans suit le même chemin », raconte, les yeux pétillants, Romuald Perny en tendant une photo de sa progéniture à une séance de dédicaces organisée par l’auteur de la BD Cowboy Henk. Cet amoureux de la lecture qui possède désormais 1 400 ouvrages (dans 90 % des cas, des premières éditions et des tirages de tête) a donc naturellement décidé de se démarquer de ses confrères agents généraux en se spécialisant dans l’assurance des collections, et plus particulièrement des bandes dessinées.

Autant coupler ses deux passions, car, à l’instar de la BD, l’attrait pour l’assurance lui est venu tôt. « J’ai toujours voulu placer de l’argent », raconte-t-il, malicieux.

À 15 ans déjà, il était abonné au magazine financier La Vie française. Lorsqu’il croise, des années plus tard, une publicité pour une école d’assurance, le jeune homme qui étudie à Reims a le déclic : « Je me suis dit, tiens, ça doit être marrant l’assurance. Je me suis rendu à la banque faire un prêt étudiant et hop, je suis allé à Paris faire mes deux ans d’école supérieure d’assurance », se remémore-t-il. Par la suite, il trouve un travail de commercial au sein du groupe Prévoir, spécialisé en assurance vie. À cette évocation, la nostalgie l’étreint : « C’est une très bonne entreprise qui a été une très bonne école. J’y ai fait une belle carrière, j’ai été chef de section et j’ai eu la responsabilité de 22 salariés en seule­ment dix ans », confie-t-il.

SON PARCOURS

  • Son âge 48 ans
  • Sa formation École Supérieure d’assurances de Paris
  • Sa fonction Agent général Generali ; Président de la chambre professionnelle Agéa de l’Orne et délégué aux nouveaux agents de Basse Normandie

Un contrat sur mesure

Pour autant, bien vite, le besoin d’indépendance et d’aventure se fait sentir, et il quitte Prévoir pour rejoindre JLM Assurances, dans l’une de ses agences à Flers (61).

« C’était l’association de quatre agents sur quatre bureaux. Un beau projet entrepreneurial, et il s’agissait à l’époque de la dixième plus grosse agence Generali en France. » Recruté en 2001, il devien­dra agent général associé dès 2004. Fin stratège, l’agent Generali a, dès lors, toujours su allier travail et passions. En 2017, il crée ce qui deviendra sa mar­que de fabrique : un nouveau contrat habitation incluant l’assu­rance des collections de bandes dessinées. L’idée lui est venue le jour où il s’est demandé comment couvrir efficacement sa propre collection, lui qui en achète 200 par an, à des prix pouvant aller jusqu’à plus de 500 € pièce. « Ne dites rien à ma femme ! », implore-t-il.

Au fil des ans, il se rend compte que les problématiques pour s’assurer s’accumulent, la définition d’une collection étant trop vague « J’ai créé le contrat en partant du sinistre et de l’indemnisation attendue. Si, au premier pépin, nous payons mal, c’est fichu, nous n’aurons plus aucune crédibilité », insiste l’agent général qui adresse, en novembre 2016, un e-mail à Tanguy Le Maire, directeur du service du particulier de Generali, pour lui soumettre son idée de couverture. Fin 2017, le contrat était né.

Mais, bien loin de se contenter de cette réussite, l’entrepreneur voit toujours plus loin, et envisage déjà de proposer des contrats d’assurance multirisque professionnelle pour les librairies de BD, les maisons d’édition à tirages limi­tés ainsi qu’une offre en collec­tive santé pour les auteurs, dessinateurs, coloristes, etc. Il voudrait aussi créer, d’ici à la fin de l’année, une fondation à laquel­le les bénéfices seront rever­sés pour alimenter un fond social pour aider les professionnels du monde de la BD en cas de problèmes de santé ou d’arrêt de travail. Sa niche de marché ne demande donc qu’à être exploitée. Et l’aventure ne semble que commencer.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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