Sonia Fendler, directeur épargne patrimoniale chez Generali patrimoine : La bosse de l'épargne
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Elle fait partie de ceux qui ont du mal à décrocher. « Hier, ma fille m'a dit " Bonne nuit ", et j'ai répondu " Travaille bien ! " Je n'arrive jamais à débrancher totalement. » La nouvelle directrice de l'épargne patrimoniale chez Generali Patrimoine a de l'énergie à revendre. C'est à force d'entendre parler d'elle que l'idée d'un portrait s'est imposée.
Le nucléaire ou le conseil
Lors de la convention Patrimonia, la grande messe annuelle des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), mais aussi sur le marché dans son ensemble, ses concurrents ne tarissent pas d'éloge à son égard. Quand on le lui fait remarquer, elle s'en étonne et rougit presque. « J'ai plaisir à discuter avec eux. C'est un petit monde. On se connaît tous très bien », reconnaît-elle simplement.
Chez Generali Patrimoine, l'entité dédiée aux partenariats avec les CGPI et les banques privées de Generali, on lui doit, entre autres, toute la définition et la mise en oeuvre de la stratégie épargne : développement de l'activité commerciale, fabrication et lancement des offres, accompagnement des partenariats... Elle gère aujourd'hui plus de 5 Md€ de chiffre d'affaires.
En fait, la finance amuse « Madame Épargne » de Generali, comme les mathématiques l'amusaient petite. « J'invitais mes copines à jouer pour faire des maths. » Pas banal. Aujourd'hui, cette mère de famille adore toujours résoudre des équations avec ses deux enfants, un garçon de 15 ans et une fille de 13 ans. Pire : elle ne peut pas s'en empêcher.
Après l'école des Mines, Sonia Fendler hésite entre deux voies totalement opposées : le nucléaire (la résistance des matériaux la passionnait) ou le conseil. Elle débute finalement chez Andersen Consulting et est affectée d'office aux clients financiers. Très vite, elle part enseigner à Chicago, au centre de formation du cabinet de conseil. On est alors en pleine guerre du Golfe, une époque dont elle ne garde pas un très bon souvenir. « Ils regardaient ça comme un jeu vidéo ». Après quatre années, elle décide de bifurquer. « Je trouvais qu'on n'allait pas jusqu'au bout des missions ». Elle intègre alors la Fédération continentale, filiale de Generali, avec l'idée qu'elle voguerait rapidement ailleurs. « Durant mes six premiers mois, je pensais que je n'allais pas rester. Je ne comprenais rien au vocabulaire de l'assurance ! » Depuis, elle ne se voit plus quitter Generali. « J'ai un vrai attachement à ce groupe. C'est une société qui laisse des responsabilités à des collaborateurs jeunes. »
L'amour du management
Dans son CV, on peut lire : « empilement successif des différents postes ci-dessous ». Difficile en effet de tout citer. Contrôle de gestion, directeur du back-office administratif assurance vie individuelle, directeur des moyens généraux..... En 1994, elle occupe son premier poste de management, une révélation. « J'ai adoré. Je me réveillais la nuit en me demandant si j'avais bien fait. » Depuis, avoir une équipe qui la suit est ce qui la passionne le plus (elle manage 450 personnes). Si elle se reconnaît dans le modèle participatif, elle avoue avoir besoin que ça avance. « J'aime qu'il y ait des résultats, et que cela soit rapide. Mais j'ai appris à être plus diplomate ». En fait, il y a peu de choses qu'elle n'apprécie pas, hormis la « mode des diapos PowerPoint » et surtout « des heures de réunions sans résultats ». Elle a d'ailleurs réglé le problème : la réunion hebdomadaire avec ses collaborateurs dure une demi-heure et... debout.
SON PARCOURS
- Son âge 44 ans
- Sa formation École des Mines de Nancy.
- Sa fonction Directeur épargne patrimoniale chez Generali patrimoine, directeur du développement commercial, marketing et innovation Generali Patrimoine, DGA de Generali France









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