Yves-Alain Legrand : un agent Allianz sur la bonne longueur d'ondes

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Après avoir entamé sa carrière sur France Inter, ce juriste est devenu agent général spécialiste de l’assurance des professionnels du spectacle. Il préside la chambre des agents des Pays-de-la-Loire.

Yves-Alain Legrand
Agent général Allianz
Yves-Alain Legrand Agent général Allianz
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La radio s’est toujours invitée dans la carrière d’Yves-Alain Legrand. Aujourd’hui dans les locaux de cet agent général Allianz, on travaille en musi­que. Est-ce un clin d’œil à la spécialité des lieux ? Dans ce cabinet installé à deux pas du Théâtre de Nantes, aujourd’hui 40 % de l’activité émane de l’assurance des professionnels du spectacle (et autant en entreprises). On est loin de l’affaire de départ, un portefeuille Rhin et Moselle dédié aux particuliers ! À l’époque, avec ce rachat, Yves-Alain Legrand se lance comme agent après avoir testé deux autres métiers.

Jeune homme, ce Vannetais s’est d’abord laissé tenter par l’École nationale de procédure. Les premières semai­nes de stage d’huissier le déçoivent. C’est à ce moment-là qu’un ami animateur à France Inter lui propose de le rejoindre. Mission : promouvoir la station pendant la course de moto l’Endu­ro du Touquet. Pendant sept ans, les cachets vont donc s’enchaîner. À la manœuvre pour les relations avec la presse, la signa­létique, l’organisation de cocktails…, le juriste suit les émissions enregistrées en province, le Tour de France et autres événements, et fréquente des pointures du métier tel le journaliste Patri­ce Blanc-Francard ou le producteur Jean-Louis Foulquier. « C’était une vie un peu folle », se souvient-il, l’œil pétillant.

De la promo à l’assurance

Mais arrive un jour où le rythme des missions en région ralentit. Yves-Alain Legrand se lasse alors de la capitale et se met à chercher une autre voie. Son père chirurgien, expert pour les compagnies, lui fait alors rencontrer son agent général UAP. Ce métier l’interpelle. En 1987, il se lance et achète un petit portefeuille de 50 000 € de commissions ! Sur ce marché nantais très concurrentiel, le jeune homme va faire du porte à porte, rue après rue. Dans la foulée, son ami Jean-Louis Foulquier l’appel­le pour assurer son festival qu’il vient de lancer à La Rochelle.

Depuis, l’agence assure les Francofolies pour la responsabilité civile, le matériel et l’annulation. C’est là qu’est née cette activité d’assurance des professionnels du spectacle, aujourd’hui élargie à l’audio­visuel. Actuellement, son portefeuille compte Le Printemps de Bourges, le Festival interceltique de Lorient ! Toujours à courir entre deux événements, l’agent général propose aussi une garantie qu’il a créée pour les artistes étrangers, pour l’assistance et les frais médicaux. Désormais en garantie auprès de Mutuaide Assistance, cette solution assure 30 000 journées par an.

SON PARCOURS

  • Son âge 60 ans
  • Sa formation École nationale de procédure
  • Sa fonction Agent général Allianz. Membre du comité directeur, en charge de l’animation des régions, d’Agéa. Président d’Agéa Pays-de-la-Loire

Un talent de communicant

Aujourd’hui, l’entreprise génère 550 000 € de commissions annuel­les. L’entrepreneur jovial est toujours sur le terrain. Mais quand, en 2010, il assiste à l’assemblée générale de la Fédération nationale des agents généraux d’assurance (Agéa) de Loire-Atlantique dont le président veut passer la main, il a un déclic. « J’ai réfléchi un week-end et je me suis dit qu’il était temps de redonner ce que j’avais reçu de la profession. »

Et là, tout s’enchaîne. En cinq ans, le quinqua passe du syndicaliste « à jour de sa cotisation » à président de la chambre régionale des agents (où il donne naissance aux services Agéa Digital et Agéa RH), puis membre du comité directeur. Fort de sa sensibilité à la communication, il a notamment impulsé deux opérations nationales avec France Bleu : la Journée des agents généraux, pour répondre aux questions des auditeurs à l’anten­ne, et Bien Vu Ensemble, pour sensibiliser les usagers de la route à leur visibilité, lors du passa­ge à l’heure d’hiver. Et pour valoriser le métier, Agéa n’hésite pas à encourager certains adhérents à faire du media training. « Pourquoi pas proposer une émission de radio aux stations ? », se demande même Yves-Alain Legrand qui n’a pas perdu ses talents de… programmation !


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